Côte d’Ivoire : démarrage des jeux de la francophonie


Côte d’Ivoire

Les VIIIES jeux de la francophonie sont en marche depuis vendredi soir dans la capitale économique ivoirienne. Le top départ de ce rassemblement sportif et culturel a été donné au Stade d’Abidjan en présence d’un peu plus de 10 000 personnes.

Environ 4 000 athlètes et artistes entre 18 et 35 ans représentant 43 pays rivaliseront d’ardeur lors des épreuves sportives et autres concours culturels. Le président ivoirien a salué à l’ouverture, les atouts de cette communauté linguistique “Nous devons tous prendre conscience des atouts qu’offre cet espace de 56 pays dont la langue commune, le français, devient le trait d’union entre 275 millions de personnes de races, de religions et de cultures différentes.” , a déclaré Alassane Ouattara, le président ivoirien.

Symbole de cette unité, la présence de certains de ses pairs à la tribune. Sur le plan du spectacle, les organisateurs ont mis les petits plats dans les grands. Danses et autres feux d’artifice ont illuminé la capitale économique ivoirienne, de quoi faire oublier, le temps d’une fête, le contexte sécuritaire morose du pays.

Nigeria : le chef d’état-major exige la capture de Shekau, “mort ou vivant”


Nigéria

Le chef d‘État-major de l’armée nigériane, le lieutenant-général Tukur Buratai a intimé à ses troupes de capturer Abubakar Shekau, le leader auto-déclaré de la secte islamiste Boko Haram, “vivant ou mort”.

Dans un communiqué repris par l’agence de presse chinoise, le chef de l‘état-major a confié cette tache au général-major Ibrahim Attahiru, commandant du théâtre de l’opération Lafiya Dole, à Maiduguri, épicentre des violences du groupe extrémiste. Le commandant dispose de 40 jours pour mener à bien sa mission.

Il pourra dès lors s’appuyer sur tout l’arsenal dont dispose sont unité, mais également sur les informations du public, appelé à collaborer avec les forces de l’ordre pour livrer Shekau.

Cet appel du chef d‘état-major apparaît comme un ras-le-bol après une semaine particulièrement violente à Maiduguri, ville martyr du groupe Boko Haram. Mardi 11 et lundi 17 juillet, deux sanglants attentats perpétrés par la secte islamiste y ont été menés, traînant avec eux une vingtaine de morts : le premier ayant fait 19 morts et le second 8.

Si des raids de l’armée nigériane ont réussi à éliminer plusieurs membres du groupe, les principaux responsables restent en cavale. A plusieurs reprises, l’armée a notamment annoncé la mort d’Abubakar Shekau, mais ce dernier est toujours apparu dans des vidéos pour contredire l’armée.

Mais, difficile de dire que la mort d’Abubakar Shekau est la panacée dans la lutte contre Boko Haram. Le groupe est, en effet, miné par des dissensions dont la principale cause est la désignation par l‘État islamique – groupe auquel a prêté allégeance Boko Haram -, d’Abou Mosab Al Barnaoui, qui n’est autre que le fils du fondateur de Boko Haram, Mohamed Yusuf.

Selon observateurs et analystes, c’est désormais Abou Mosab Al Barnaoui qui dirige en réalité le groupe.

8ÈMES JEUX DE LA FRANCOPHONIE : LE SÉNÉGAL ENTRE EN LICE CE SAMEDI

Les footballeurs entrent en lice en premier avec le match Sénégal-Ile Maurice à 14 h. 

Les U20, conduits par Joseph Koto, se sont entraînés vendredi après-midi. 

Le tournoi de football des jeux de la francophonie d’Abidjan qui a démarré vendredi a vu la défaite du pays hôte, la Côte d’Ivoire, devant la Guinée, (2-3). 

Les Lionnes du basketball feront également face au Niger au Palais des sports à partir à 18h. 

La lutte olympique entre en lice avec Nahamie Sambou (48kg) le même jour.

Zidane entérine l’avenir de Ronaldo

L’avenir de Cristiano Ronaldo au Real Madrid a vacillé au mois de juin. En raison des soupçons de fraude fiscale qui s’abattent sur lui en Espagne, le Portugais a remis en cause son aventure dans la capitale espagnole. Depuis, ses coéquipiers, à l’image de Marcelo qui le soutient “jusqu’à la mort”, font front derrière leur partenaire. Cette fois, c’est au tour de Zinedine Zidane d’évoquer l’avenir de son protégé. Le technicien français, qui a mené son équipe vers les sommets européens ces deux dernières années, écarte l’éventualité d’un départ de sa star.
 Il va rester avec nous 
Zinedine Zidane, entraîneur du Real Madrid, à propos de Cristiano Ronaldo
“Cristiano est l’un d’entre nous. […] Il va rester avec nous, c’est aussi simple que cela”, a-t-il lâché dans un entretien à ESPN. Ronaldo, qui a participé à la Coupe des confédérations avec le Portugal au mois de juin, n’a pas encore repris avec le reste du groupe, en stage de préparation aux Etats-Unis. Il y est attendu de pied ferme. “Il est en vacances en ce moment, il se repose, a ajouté l’ancien international tricolore. Il l’a bien mérité, il va nous rejoindre une fois que ses vacances seront terminées”.
Cristiano Ronaldo est visé par une plainte du parquet de Madrid. La justice espagnole le soupçonne de fraude fiscale à hauteur de 14,7 millions d’euros par le biais de sociétés domiciliées aux Îles Vierges britanniques et en Irlande. Le Portugais, dont le nom est apparu en décembre dernier dans l’affaire des Football Leaks, où il est soupçonné d’avoir dissimulé 150 millions d’euros, est convoqué chez le juge le 31 juillet prochain.

Les joueurs du Barça se mobilisent pour Neymar

Neymar était très attendu jeudi pour le premier entraînement du Barça sur le sol américain. Annoncé avec insistance au PSG, l’attaquant brésilien est resté muet mais a bien participé aux séances du jour. Le club catalan, qui, officiellement, reste convaincu de pouvoir conserver «Ney» mais serait en réalité très inquiet, a publié sur les réseaux sociaux une photo du joueur souriant, aux côtés des deux autres membres de la «MSN», Lionel Messi et Luis Suarez.

De quoi rassurer les fans de la formation barcelonaise, qui ont en revanche dû moins apprécier les publications du capitaine de la Seleçao. Après une photo Instagram a priori innocente, dans un avion aux côtés de son père, très impliqué dans les négociations sur l’avenir de son fils, il a posté un cliché de l’entraînement dans le New Jersey, où il est allongé sur le ventre, songeur, un cliché sur lequel il a même ajouté le smiley “en pleine réflexion”, au cas où le message n’était pas suffisamment clair…

Pour essayer de le convaincre de rester, le Barça, après un entretien dans l’avion avec le président Bartomeu, aurait dépêché Luis Suarez, qui se serait entretenu personnellement avec lui pour tenter d’inverser la tendance, d’après Sport. Et selon la radio RAC1, d’autres joueurs catalans sont également montés au créneau, avec le même but. Mais les Brésiliens du PSG, son grand ami Dani Alves en tête, ne restent pas non plus inactifs…

L´Angola adopte une loi limitant les pouvoirs du futur président


Angola

Le parlement angolais a voté vendredi une loi limitant les pouvoirs militaires et sécuritaires du futur président de la République qui sera issu des élections générales du mois prochain pour remplacer Jose Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 1979 et qui a décidé de ne pas se représenter.

Cette nouvelle loi, approuvée grâce à la large majorité de députés du Mouvement pour la libération de l’Angola (MPLA, au pouvoir), reconduit pour huit ans les dirigeants de l’armée, des services de renseignement et de la police, et empêche de fait le futur président de procéder à de nouvelles nominations.

La loi encadre en effet strictement les conditions de départ des responsables concernés.

Cela signifie que le chef de l’Etat ne pourra démettre de leurs fonctions plusieurs hauts responsables.

Y figurent notamment la condamnation pour un crime ou le dépassement de la limite d‘âge, mais pas le bon vouloir du chef de l’Etat.

Ce texte a suscité une controverse en Angola, l’opposition accusant Jose Eduardo dos Santos de vouloir laisser un pouvoir militaire à sa main avant de quitter la présidence.

“Cela signifie que le chef de l’Etat ne pourra démettre de leurs fonctions” plusieurs hauts responsables, a dénoncé Andre Mendes de Carvalho, député du parti CASA-CE (opposition).

“Une loi ne peut pas être adoptée comme ça à quelques semaines de la fin d’un mandat. De plus elle empêche le futur président de bien travailler”, s’est indigné de son côté le principal parti d’opposition, l’Unita (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola), pour justifier son vote contre le texte.

Les Angolais sont appelés aux urnes le 23 août pour renouveler le Parlement.

Le nouveau chef de l’Etat sera issu de la majorité présidentielle.

Après 37 ans de règne sans partage, Jose Eduardo dos Santos, dont l‘état de santé alimente de nombreuses rumeurs en Angola, ne se représente pas à la fonction suprême. Son dauphin, Joao Lourenco, vice-président du MPLA, devrait lui succéder si le parti gagne le scrutin.

AFP

La veuve de Mandela en colère après la publication d’un livre sur sa fin de vie


Afrique du Sud

Graça Machel, la veuve de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, a annoncé vendredi qu’elle envisageait de poursuivre en justice le médecin personnel de son ex-époux après la publication d’un livre révélant des détails intimes sur la fin de vie de “Madiba”, décédé en 2013.

“Je condamne vigoureusement la sortie de ce livre. Je demande conseil à mon avocat pour envisager une action en justice contre l’auteur et l‘éditeur”, a précisé Mme Machel dans un communiqué.

Graça Machel accuse Vejay Ramlakan, le médecin de Nelson Mandela, d’avoir trahi le secret médical dans ce livre, sorti le 18 juillet, date anniversaire de la naissance du premier président sud-africain démocratiquement élu (1994-1999).

Je demande conseil à mon avocat pour envisager une action en justice contre l’auteur et l’éditeur.

Dans “Les Dernières Années de Mandela”, l’auteur affirme notamment qu’en juin 2013 une ambulance avait pris feu en transportant l’ex-président vers un hôpital de Pretoria. Il raconte aussi qu’une caméra avait été découverte dans la morgue où reposait son corps, en décembre de la même année.

Le médecin livre également quelques détails plus intimes, sur la façon par exemple dont Nelson Mandela crachait du sang dans ses dernières semaines, à cause d’une persistante infection pulmonaire.

Graça Machel, qui a épousé Nelson Mandela en 1998, a indiqué dans son communiqué qu’elle souhaitait “protéger au mieux le nom de Madiba (nom de clan de Mandela), ainsi que sa réputation”.

Elle est la troisième épouse du prix Nobel de la paix et avait auparavant été mariée au premier président du Mozambique indépendant, Samora Machel, tué dans un accident d’avion en 1986.

AFP

Burundi : aucune trace du journaliste Bigirimana, disparu il y a un an


Burundi

Les journalistes du journal Iwacu, un des derniers médias indépendants du Burundi, ont commémoré à Bujumbura le 1er anniversaire de la disparition de leur collègue Jean Bigirimana et demandé que “la lumière soit faite”.

Vendredi soir à Bujumbura, les journalistes de Iwacu, portant tous un T-shirt noir avec l’inscription “Jean Bigirimana, nous ne t’oublions pas”, ont déposé une gerbe de fleur et observé une minute de silence devant une grande photo du journaliste sur un mur du bâtiment qui abrite leur journal.

“Nous venons de commémorer la disparition de notre collègue Jean Bigirimana pour lui dire, + Cher Jean, nous ne t’oublierons jamais et la vérité finira par éclater au grand jour +”, a expliqué à l’AFP le rédacteur en chef de Iwacu, Léandre Sikuyavuga.

Jean Bigirimana, journaliste alors âgé de 37 ans et père de deux enfants en bas âge, a disparu le 22 juillet 2016 alors qu’il était allé voir un de ses contacts dans la localité de Bugarama, à une trentaine de kilomètres à l’est de Bujumbura, promettant à son épouse qu’il reviendrait déjeuner avec elle.

Cher Jean, nous ne t’oublierons jamais et la vérité finira par éclater au grand jour.

Des témoins ont assuré l’avoir vu se faire arrêter par les agents du très redouté Service national de renseignement (SNR), qui dépend directement du président burundais, qui l’ont alors embarqué à bord d’une camionnette aux vitres teintées. Plus personne n’a eu de ses nouvelles depuis.

Le Burundi a chuté en 2017 à la 160e place du classement de la liberté de la presse dans le monde établi par Reporters Sans Frontières (RSF), alors qu’il était considéré il y a à peine plus de deux ans comme un des rares Etats de la région des Grands lacs à être doté d’une presse libre et indépendante.

C‘était avant le début de la crise politique déclenchée par l’annonce, en avril 2015, de la candidature du président Nkurunziza pour un troisième mandat, qu’il a obtenu en juillet de la même année.

Depuis, la quasi-totalité de la presse indépendante burundaise a été réduite au silence. Craignant la répression, une centaine de journalistes ont fui le pays.

Cette crise a déjà fait de 500 à 2.000 morts imputées essentiellement aux forces de l’ordre selon les sources (ONU et ONG), des centaines de cas de torture ou de personnes portées disparues, ainsi que des milliers de prisonniers politiques.

Congo : le parti du président Sassou Nguesso vainqueur des élections


Congo

Le Parti congolais du travail (PCT) du président Denis Sassou Nguesso a largement gagné les élections législatives et locales du 16 juillet en remportant 70 des 151 sièges de la future assemblée nationale ; et près d’une trentaine de ses candidats sont en ballottage pour le second tour, selon les résultats officiels publiés vendredi soir à la télévision publique.

Le PCT a remporté 70 sièges au terme du premier tour et 28 de ses candidats sont en ballottage (favorable ou défavorable) pour le second tour, fixé au 30 juillet selon Raymond Zéphirin Mboulou, ministre de l’Intérieur qui a publié les résultats.

Loin derrière le PCT, sept indépendants, qui se réclament de l’Union des démocrates et humanistes (UDH-Yuki) de l’opposant Guy-Brice Parfait Kolélas, arrivé deuxième à la présidentielle de 2016, ont été également été élus. Quatre autres sont qualifiés pour le second tour.

Reconnue comme la première formation de l’opposition, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) a obtenu trois élus.

Dans l’ensemble 93 sièges ont été pourvus sur 140 circonscriptions où le voté a eu lieu. Celui-ci a été reporté à Kellé (nord-ouest) et Kingoué (sud) à cause des troubles, a affirmé M. Mboulou.

Les élections n’ont pu être organisées dans neuf circonscriptions du Pool (sud), au lieu de huit comme précédemment annoncé, en raison des violences qui secouent cette région voisine de Brazzaville depuis la présidentielle contestée de mars 2016, remportée par le président Denis Sassou Nguesso, 74 ans cette année, qui cumule plus de trente ans à la tête du Congo.

“De manière générale les électeurs ont massivement voté à l’intérieur du pays. Mais la participation a été faible à Brazzaville et Pointe-Noire (les deux principales agglomérations du pays, ndlr)”, a relevé le ministre de l’Intérieur sans toutefois évoquer un taux de participation.

AFP

Les forces égyptiennes tuent 30 extrémistes dans le Sinaï (armée)


Egypte

Les forces égyptiennes ont tué 30 extrémistes dans la péninsule du Sinaï au cours d’opérations de sécurité menées ces quatre derniers jours, a annoncé l’armée samedi.

Le Nord-Sinaï, situé dans l’est du pays, est une région troublée où sévit la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui a tué des centaines de soldats et policiers.

L’armée n’a pas précisé à quel groupe appartenaient les 30 “takfiris” — terme généralement utilisé pour désigner les groupes jihadistes ou islamistes radicaux sunnites — mais les a décrits comme “extrêmement dangereux”.

Cinq autres personnes ont été arrêtées lors d’un siège imposé par les forces armées sur Al-Arich, chef-lieu de la province du Nord-Sinaï, et les villes de Cheikh Zouweid et Rafah, a ajouté l’armée dans un communiqué.

Ces opérations ont impliqué l’armée, les forces aériennes et la police.

Depuis la destitution en 2013 par l’armée égyptienne du président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, des groupes extrémistes ont multiplié les attentats visant les forces de sécurité, notamment dans le Sinaï.

AFP