Bac 2018 : « Bon Déroulement » Des Épreuves Dans Les Centres De Dakar (Acteurs)

L’examen du baccalauréat général 2018 entamé ce mardi sur toute l’étendue du pays se déroule « normalement » dans les centres d’examen visités le même jour à Dakar par un reporter de l’APS.« Nous avons pris toutes les dispositions pour mettre les surveillants dans des conditions acceptables et ce matin nous avons lancé les premières épreuves et jusqu’à présent tout se déroule normalement », a dit Kao Diaby, chef du centre d’examen du lycée Blaise Diagne.Au total, 1024 candidats des séries littéraires (L’1 et L2) répartis dans trois jurys subissent les épreuves dans ce centre d’examen, a indiqué Diaby.« Aucun cas de fraude ou de transgression du règlement de l’office du Bac n’a été signalé jusqu’ici tandis que la police a mis à notre disposition sept agents pour veiller au bon déroulement des épreuves », a-t-il souligné.« Toutes les dispositions ont été prises depuis l’examen anticipé de philosophie organisé le 29 juin et jusqu’à présent tout se passe bien », a, pour sa part, réagi Papa Alioune Diop, chef du centre d’examen du lycée Lamine Guèye.« Cette année on a réduit le nombre de jurys parce que le lycée est en chantier. Le centre compte deux jurys constitués de 722 candidats des séries scientifiques et littéraires », a-t-il rappelé.« Depuis la distribution des épreuves jusqu’à présent aucun cas de transgression du règlement n’a été signalé et nous souhaitons que cela se poursuive », a-t-il assuré à l’APS.Il en est également ainsi du centre Seydou Nourou Tall, le président du jury regroupant les candidats en lettres arabes, Amadou Guèye a insisté sur la « bonne organisation » et le « déroulement normal » des épreuves.« Nous avons 323 candidats parmi lesquels 216 garçons et 107 filles dont sept de nationalité différente », a relevé M. Guèye qui invite les parents à encourager les enfants à limiter la pression qui accompagne généralement l’examen du baccalauréat.Ils doivent également veiller à ce que leurs enfants laissent leurs téléphones portables à la maison pour se conformer au règlement de l’Office du Bac, a-t-il insisté.Au total 157 687 candidats participent à l’examen du baccalauréat à travers 515 jurys répartis dans 455 centres d’examen principaux. L’examen a également mobilisé 8 216 examinateurs et 18 600 surveillants, selon l’Office du Bac.aps.sn

 

Source : xalimasn.com

Célébration des Bleus sur les Champs-Elysées: « Nous avons tiré les leçons de 1998 »

Le dispositif de sécurité sur les Champs-Elysées “tirait les leçons de 1998” dans un contexte de menace terroriste “élevée”, a expliqué mercredi sur Europe 1 le préfet de police de Paris, pour répondre aux critiques sur la célébration rapide des Bleus champions du monde.De nombreux supporters se sont indignés que le bus à impériale transportant l‘équipe de France, sacrée la veille à Moscou en finale de la Coupe du monde, soit passé rapidement lundi sur la prestigieuse avenue de la capitale.“La foule était énorme sur les Champs-Elysées, au moins 300.000 personnes. Nous avions mis en place un dispositif sans précédent, qui tirait les leçons de 1998”, où le bus avait mis plusieurs heures à fendre la foule, qui n‘était pas contenue, a souligné le préfet de police Michel Delpuech.“Les temps ont changé”, a-t-il ajouté pour justifier la mise en place “d’un barriérage qui a permis de dédier et sauvegarder un couloir de progression pour le bus”.“Imaginez ce qui se serait passé si ce couloir de progression avait été envahi, avait été bloqué. Que n’aurait-on dit? On aurait eu des risques pour la sécurité des joueurs, on mettait en difficulté les fonctionnaires qui assuraient le cheminement, on mettait aussi en difficulté la foule”, a poursuivi le préfet.Le bus n’allait pas si vite, a-t-il jugé: “L’itinéraire est court, c’est 1.300 mètres depuis le haut des Champs jusqu’au rond-point (des Champs-Elysées, ndlr). 1,3 km, 12 minutes: ça fait 6,5 km/h”.Durant la semaine marquée par les célébrations des victoires en demi-finale et finale du Mondial, entrecoupées par les festivités du 14-Juillet, “globalement la sécurité a été largement garantie, assurée dans un contexte qui est celui d’une menace terroriste latente, de niveau élevé, avérée, une menace endogène”, a estimé M. Delpuech.Les incidents dimanche soir sur les Champs-Elysées, avec le saccage de plusieurs boutiques dont le Drugstore Publicis, ont été le fait “de pilleurs”, de “groupes qui n’ont pas grand-chose à voir avec ce qui est un vrai supporter”, a-t-il affirmé.

 

 

Source : www.euronews.com

Tunisie : arrestation de Tarek Haddad, porte-parole de la coordination du sit-in d’El-Kamour

Dans la soirée du 17 juillet, Tarek Haddad, porte-parole de la coordination du sit-in d’El-Kamour, a été arrêté par une troupe sécuritaire. Il faisait l’objet d’un avis de recherche dont les motivations restent inconnues.

L’arrestation du leader des mouvements contestataires d’El-Kamour fait craindre un regain de tension dans la région de Tataouine. Depuis 2017, des protestataires y ont enclenché un bras de fer avec le gouvernement en empêchant, lors d’un sit-in de près de trois mois, l’accès au site pétrolier d’El-Kamour et en bloquant sa production allant jusqu’à fermer une vanne.
La colère des habitants de la région ne fléchit pas, au contraire. Elle est alimentée par les promesses non tenues du gouvernement de Youssef Chahed. « L’accord d’El-Kamour – signé en juin 2017 par Imed Hammami [alors ministre de l’Emploi], actuellement en poste à la Santé, n’a été que très partiellement appliqué », expliquait en juin 2018 un des sit-ineurs.
Il garantissait le recrutement de 1 400 jeunes dans les sociétés pétrolières mères, le versement de la somme de 80 millions de dinars au profit de la caisse régionale de développement, le recrutement de 500 jeunes dans les sociétés de sauvegarde de l’environnement, la formation de 500 jeunes dans le domaine du pétrole, avec une prime mensuelle de 500 dinars pendant cette formation et l’octroi de 70 % des emplois dans les compagnies pétrolières aux jeunes de la région.
Multiplication des rassemblements
Malgré les assurances données par le gouvernement et les déclarations de Imed Hammami qui assurait, en mars 2018, que « les principales mesures mises en œuvre en 2018 concernent les recrutements dans les sociétés d’environnement et de jardinage et l’activation du fonds de développement et de l’investissement en faveur de Tataouine, dont l’enveloppe est de 80 millions de dinars », il semble que la population locale n’en ait pas encore vu les effets.
Depuis juin, la tension est palpable, les rassemblements se multiplient et la seule réaction des autorités semble avoir été d’opérer à des arrestations. « Ils ne peuvent pas mettre en cage toute une région, surtout quand elle a faim et soif », assure Yacine, un chômeur de Tataouine contacté par téléphone.
Un regain des troubles et un durcissement de ton qui risquent de mettre à mal Youssef Chahed, pris, par ailleurs, dans une tourmente politique. La rentrée sociale en Tunisie s’annonçait agitée mais El-Kamour risque de mettre le feu aux poudres plus tôt que prévu.

source:www.jeuneafrique.com

Ce Mali qui a rendez-vous avec les urnes

Le premier tour de la quatrième élection présidentielle aura lieu le 29 juillet prochain au Mali. Un pays chargé d’une histoire aussi bien pittoresque que douloureuse. Carte de visite.

Ce sera la cinquième élection présidentielle depuis l’extinction du régime monopartite de Moussa Traoré en 1992. La deuxième après le Coup d‘État Amadou Haya Sanogo qui a gouverné de mars à avril 2012.

Si des observateurs saluent souvent des avancées démocratiques du Mali, le pays reste marqué par de longues années de dictature. Notamment celle de Modibo Keïta (1960-1969) puis celle du général Moussa Traoré (1969-1991). Les 24 candidats à cette présidentielle dont le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta ont plusieurs défis à relever parmi lesquels la restauration de l’autorité de l’Etat dans de nombreuses zones dont le nord, l’inversement de la courbe du chômage et la redynamisation de l‘économie.

Situation géographique

D’une superficie de plus de 1,24 million de km², le Mali est aussi vaste que l’Angola. Il est limité au nord par l’Algérie, à l’ouest par la Mauritanie et le Sénégal, au sud par la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Burkina et à l’est par le Niger.

Données culturelles et sportives

Le pays est d’une richesse culturelle très prononcée. En témoignent de nombreuses ethnies dont les Bambaras, les Bobos, les Bozos, les Dogons, les Malinkés et les Minianka. Le Mali, c’est aussi ces acteurs culturels dont les noms sont entrés dans le Panthéon de l’immortalité. C’est le cas des écrivains tels que Seydou Badian Kouyaté et Amadou Hampâté Bâ. Le cas aussi des musiciens comme Salif Keïta. Un autre Salif Keïta s‘était illustré dans le domaine footballistique dans les années 1970 en atteignant la finale de la CAN 1972 perdue 2 – 3 face au Congo.

Sur le plan éducatif

Le système éducatif malien est constitué de l’enseignement préscolaire, de l’enseignement primaire ou fondamental, de l’enseignement secondaire et de l’enseignement supérieur. Mais, l‘éducation semble évoluer en dents de scie. Des chiffres du Partenariat mondial pour l‘éducation font état d’un taux de scolarisation en baisse progressive ces dernières années. Le taux brut de scolarisation en primaire par exemple est passé de 92 % à 83,5 %, tandis que le taux d’achèvement a diminué de 62 % à 59 % entre 2011 et 2013. Des politiques dont le Programme intérimaire de relance du secteur de l‘éducation et de la formation professionnelle (PIRSEF) sont en cours d’exécution afin de booster le secteur.

Économie

Bien que dominée par le secteur primaire et en proie à des difficultés naturelles dont la sécheresse, l‘économie malienne d’une bonne santé en raison du taux de croissance économique qui oscille entre 5 et 6 % ces cinq dernières années. Mais, une croissance qui, à l’image de celles de beaucoup de pays d’Afrique n’est pas inclusive. Ainsi qu’en témoignent des indices comme 20 % du taux de chômage, un indice de développement humain (IDH) occupant le 181è rang au niveau planétaire.

Les défis s’annoncent donc aussi bien nombreux qu’importants pour le futur locataire du confortable Palais présidentiel de Koulouba.

Les informations générales sur le Mali

Superficie : 1 241 238 km2
Capitale : Bamako
Population : 17, 86 millions (2017)
Langue officielle : français
Nom des habitants : Maliens
Monnaie : France CFA
Drapeau : vert, jaune et blan (3 bandes verticales)
Réligion : musulmans 90%, chrétiens 10%, chrétiens et animistes
Fête nationale : 22 septembre
Chef de l‘État actuel : Ibrahim Boubacar Keïta
Nature de l‘État : république
Adoption de la Constitution : 12 janvier 1992
Entrée en vigueur de la Constitution : 25 février 1992

>>> LIRE AUSSI : Mali : la présidentielle de tous les défis

>>> LIRE AUSSI : Mali : les Nations-unies profondément préoccupés par la montée de la violence intercommunautaire à Mopti

>>> LIRE AUSSI : La bonne gouvernance électorale, facteur d’une paix durable en Afrique

 

 

Source : www.africanews.com

Soudan du Sud: Kiir et Machar signeront jeudi un accord de partage du pouvoir, selon le Soudan

« Toutes les parties vont signer un accord préliminaire du partage de pouvoir jeudi », a déclaré le ministère soudanais des Affaires étrangères dans un communiqué publié à Khartoum, où se déroule depuis juin une nouvelle série de pourparlers de paix.

Ni le président sud-soudanais Salva Kiir ni son ex-vice-président et leader rebelle Riek Machar, protagonistes de la guerre civile dans le plus jeune pays du monde, indépendant du Soudan depuis 2011, n’ont « jusqu’à ce soir » rejeté le projet d’accord, selon la même source.

L’accord définitif doit être signé le 26 juillet en présence du président soudanais Omar al-Bashir et d’autres dirigeants de l’Afrique de l’Est.

Les négociateurs de M. Machar ont confirmé les deux dates tout en ajoutant qu’ils avaient fait des remarques.

« Nous allons voir si nos remarques ont été introduites dans le projet final que les médiateurs doivent nous présenter demain (mercredi) », a déclaré Pouk Both, porte-parole de M. Machar.

Le Soudan du Sud s’est enfoncé dans une guerre civile fin 2013 quand Salva Kiir a accusé son vice-président Riek Machar de fomenter un coup d’État. Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés.

MM. Kiir et Machar ont déjà convenu d’instaurer un cessez-le-feu permanent et de retirer leurs troupes des zones urbaines.

Lors de pourparlers le 7 juillet à Kampala, en Ouganda, ils ont également accepté un accord de partage du pouvoir qui doit voir Riek Machar retrouver la vice-présidence.

Un accord similaire avait été signé en 2015 mais il a été violé après une bataille meurtrière après laquelle Riek Machar s’est exilé.

La semaine dernière l’ONU a imposé un embargo sur les armes au Soudan du Sud, alors que les tractations diplomatiques n’ont pas, en près de cinq ans de conflit, réussi à mettre un terme à la guerre civile.

Avec AFP

voir l’article original

Gambie: « enquête » après la diffusion d’une conversation de Jammeh

M. Jammeh, au pouvoir pendant 22 ans, ne s’est pas exprimé publiquement depuis son départ pour un exil doré en Guinée Équatoriale en janvier 2017.

Dans un enregistrement de 10 minutes extrait d’une conversation avec Yankuba Colley, un dirigeant de son parti APRC, on peut l’entendre dire : « Ce que je souhaite pour la Gambie se réalisera. J’ai déjà affirmé que les Gambiens ne sauront pas réellement qui je suis jusqu’à ce que je quitte le pays ».

« Nous sommes en train d’enquêter sur la manière dont cet enregistrement a fuité », a déclaré mardi le porte-parole de l’APRC, Dodou Jah.

Selon lui, des membres de l’ex-parti au pouvoir déplorent la diffusion de cette conversation datant de la fin juin, tandis que d’autres espèrent qu’elle mettra fin à des rumeurs indiquant que l’ancien président avait été victime d’une attaque cérébrale.

« L’enregistrement démontre que Jammeh est en bonne santé puisqu’on l’entend rire et plaisanter avec des membres de la direction de l’APRC », a estimé le porte-parole.

Ancien militaire, Yahya Jammeh est parvenu au pouvoir par un putsch sans effusion de sang en 1994 dans cette ex-colonie britannique enclavée dans le Sénégal, à l’exception d’une étroite façade côtière.

Yahya Jammeh, dont les 22 ans au pouvoir ont été marqués par de nombreuses violations des droits humains, a perdu l’élection présidentielle de décembre 2016 face à Adama Barrow, candidat de l’opposition.

Il a fini par quitter son pays en janvier 2017 pour la Guinée équatoriale à la suite d’une intervention militaire de la Cédéao, au terme d’une crise à rebondissements, provoquée par son refus de céder le pouvoir.

Avec AFP

voir l’article original

Hommage : Nelson Mandela, le dernier héros transnational

Ce 18 juillet, Nelson Mandela aurait eu 100 ans. Dans cette tribune, David Gakunzi rend hommage au « dernier héros transnational de notre époque post-héroïque ».

Le nom est l’aîné du corps, dit la sagesse xhosa. Le nouveau-né de la maison royale des Thembus, en ce 18 juillet 1918, portera le nom de Nelson Rolihlahla Mandela. Son nom le prédestine : le jeune Mandela sera celui qui tire la branche de l’arbre. Celui qui, porteur de conscience, ose la défiance.
L’époque est irrespirable, étouffante, viciée par les mises à part. L’apartheid, le fil de fer barbelé séparant les couleurs au nom de la pureté du sang, est la loi du jour. Silex et phénix, la peau en offrande pour la liberté de tous, Nelson Rolihlahla Mandela sera le bouclier levé contre le maléfice de la séparation des sangs. Et qu’il le paiera cher…
Souffrance et supplice. Vingt-sept ans derrière les barreaux à endurer chaque jour l’enfer coagulé de la solitude. À chaque lever du jour, à Robben Island, forteresse glaciale qui porte dans ses murs le désespoir absolu, trouver la force

source:www.jeuneafrique.com

Un an de cannabis en pharmacie: « c’est comme vendre de l’aspirine »

Enrique Curbelo, 76 ans, est ravi. Grâce au cannabis, vendu depuis un an dans les pharmacies d’Uruguay, il a remis en selle sa boutique vieillotte, jusqu’ici malmenée par les grandes chaînes modernes.“Pour moi, c’est comme vendre de l’aspirine. Je me devais de proposer ce qu’elles ne vendaient pas”, explique-t-il à l’AFP dans son pull kaki, à quelques jours du premier anniversaire.Depuis le 19 juillet 2017, pour fumer un joint en Uruguay, plus besoin d’appeler son dealer, il suffit de passer à la pharmacie: ce pays d’Amérique du Sud est devenu le premier au monde à commercialiser en toute légalité de la marihuana à usage récréatif.Mais le mode de distribution choisi par l’Etat a suscité de nombreuses réticences chez les pharmaciens. D’abord intéressés par la manne financière potentielle, les représentants du secteurs ont ensuite fait état de leurs craintes: peur d‘être victimes de vols, interrogations sur la rentabilité – le nombre d’acheteurs inscrits étant trop limités à leur goût – et craintes pour leur image auprès de leur clientèle habituelle.Résultat: dans ce territoire de 3,4 millions d’habitants, grand comme la moitié de l’Allemagne, seuls 14 établissements, dont la moitié à Montevideo, participent actuellement au programme. Le gouvernement n’est pas parvenu à trouver un accord avec les grandes chaînes de pharmacies. Avant de se mettre à vendre de l’herbe, M. Curbelo, situé à Pocitos, un des quartiers huppés de la capitale, confie avoir dû vaincre ses propres préjugés et observer: il a rejoint tardivement le réseau de pharmacies participantes. Ce programme lancé par le gouvernement semble rencontrer un succès croissant auprès des consommateurs. En un an, le nombre d’acheteurs inscrits sur le registre officiel a été multiplié par cinq, passant de 5.000 environ à près de 25.000, selon l’Institut de régulation et de contrôle du cannabis (l’Ircca).- “Produits chimiques” – Ismaël Fernandez en fait partie. Ce mercredi, comme chaque semaine, il reçoit un message Whatsapp de sa pharmacie pour le prévenir que le cannabis est arrivé. A la sortie du travail, il s’y rend pour acheter les 10 grammes autorisés par personne et se dirige vers la maison pour se rouler un “joint pour se détendre”.Agés de 31 ans tous les deux et parents d’un garçon de 3 ans, cet employé d’une entreprise de nettoyage et sa compagne Stefania Fabricio, coiffeuse, n’ont donc plus besoin d’acheter à leur dealer de l’herbe paraguayenne ou brésilienne “pressée, mélangée et parfois très mauvaises, pleines de produits chimiques”. Et, bien sûr, plus chère. “Maintenant, c’est plus facile que quand ça a commencé”, raconte Ismaël à l’AFP en référence aux longues files d’attentes des premiers temps. “Et la qualité est bonne”, ajoute Stefania. “Ça ne te retourne pas la tête et ce n’est pas le but. Ça te fait de l’effet mais tu peux faire des trucs sans problème”, raconte-t-elle, convaincue d‘être une “privilégiée” en vivant dans un pays avec une telle loi “qui a sorti énormément de gens du marché noir”.Après avoir placé son doigt sur le capteur d’empreinte, Ismaël débourse les 400 pesos (13 dollars) pour les 10 grammes. Le système ne se débloquera que dans une semaine. Mais certains préfèrent cultiver pour leur propre consommation, ou appartenir à un club cannabique: les deux autres modes d’accès pour un usage récréatif prévus par la loi uruguayenne.Federico Corbo, 41 ans, bichonne ses plantes dans le jardin de sa maison, située à l’extérieur de Montevideo.S’il est ravi du choix du gouvernement uruguayen, il est moins enthousiaste sur la qualité du produit. “Elle n’est pas mauvaise, mais la qualité est faible”, juge-t-il.D’autres consommateurs enfin, préfèrent rester anonymes et en marge de la loi. La raison? Le registre tenu par l’Etat et décrié par certains. “Je pense que ç‘a été mal conçu: si en fin de compter elle (la marihuana) allait être légalisée, l’Etat devait-il endosser ce rôle paternaliste pour surveiller qui fume ou arrête de fumer?”, se demande auprès de l’AFP un fumeur qui préfère rester anonyme.

 

 

Source : www.euronews.com

Gambie : chasse aux sorcières au sein du parti de Yahya Jammeh

L’ancien parti au pouvoir en Gambie a annoncé mardi “enquêter” sur la manière dont une conversation téléphonique entre plusieurs de ses responsables et l’ex-président Yahya Jammeh a fuité le week-end dernier sur les réseaux sociaux.

M. Jammeh, au pouvoir pendant 22 ans, ne s’est pas exprimé publiquement depuis son départ pour un exil doré en Guinée Équatoriale en janvier 2017.

Dans un enregistrement de 10 minutes extrait d’une conversation avec Yankuba Colley, un dirigeant de son parti APRC, on peut l’entendre dire : “Ce que je souhaite pour la Gambie se réalisera. J’ai déjà affirmé que les Gambiens ne sauront pas réellement qui je suis jusqu‘à ce que je quitte le pays”.

“Nous sommes en train d’enquêter sur la manière dont cet enregistrement a fuité”, a déclaré mardi le porte-parole de l’APRC, Dodou Jah.

Selon lui, des membres de l’ex-parti au pouvoir déplorent la diffusion de cette conversation datant de la fin juin, tandis que d’autres espèrent qu’elle mettra fin à des rumeurs indiquant que l’ancien président avait été victime d’une attaque cérébrale.

Jammeh se porte comme un charme

“L’enregistrement démontre que Jammeh est en bonne santé puisqu’on l’entend rire et plaisanter avec des membres de la direction de l’APRC”, a estimé le porte-parole.

Ancien militaire, Yahya Jammeh est parvenu au pouvoir par un putsch sans effusion de sang en 1994 dans cette ex-colonie britannique enclavée dans le Sénégal, à l’exception d’une étroite façade côtière.

Yahya Jammeh, dont les 22 ans au pouvoir ont été marqués par de nombreuses violations des droits humains, a perdu l‘élection présidentielle de décembre 2016 face à Adama Barrow, candidat de l’opposition.

Il a fini par quitter son pays en janvier 2017 pour la Guinée équatoriale à la suite d’une intervention militaire de la Cédéao, au terme d’une crise à rebondissements, provoquée par son refus de céder le pouvoir.

>>> LIRE AUSSI : Gambie : l’ex-président Jammeh mis en cause dans le meurtre de dizaines de migrants

>>> LIRE AUSSI : Gambie : des victimes des médicaments anti-Sida de Jammeh portent plainte

>>> LIRE AUSSI : Obiang Nguema se proclame protecteur de Yahya Jammeh

AFP

voir l’article original

Guinée équatoriale : un opposant demande le départ du gouvernement en plein dialogue

Un dirigeant de l’opposition en Guinée équatoriale a réclamé, mardi, en plein “dialogue national” à Malabo, la démission du gouvernement qui n’a pas respecté la promesse du président Teodoro Obiang Nguema de libérer les prisonniers politiques.

“Ce gouvernement est incapable d’appliquer et de respecter les lois, il doit démissionner”, a déclaré au deuxième jour du “dialogue national” Andres Esono Ondo, secrétaire général de Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), deuxième parti d’opposition de Guinée équatoriale.

Il a noté que “treize jours après” un décret présidentiel du 4 juillet portant sur une amnistie totale des prisonniers politiques, “aucun n’a été libéré”.

“Le gouvernement est parfaitement légitime”, a rétorqué Eugenio Nze Obiang, ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement. “Et ce n’est pas à ce forum (du dialogue national) que sa continuité doit être questionnée”.

M. Nze Obiang a ensuite assuré à l’AFP que “le gouvernement a instruit au parquet (…) qu’il appelle les personnalités judiciaires indiquées pour libérer les bénéficiaires de cette amnistie”.

A la surprise générale, le président avait décrété, le 4 juillet, avant l’ouverture du “dialogue politique”, une “amnistie totale” en faveur de tous les prisonniers politiques et de tous les opposants condamnés ou interdits d’activité.

Cette amnistie était l’une des principales conditions posées par l’opposition de l’intérieur et de la diaspora pour prendre part à ce dialogue national.

En 2014, le pouvoir avait également annoncé une amnistie mais tous les prisonniers n’avaient pas été libérés, selon Amnesty International.

D’autres oppposants absents

Lundi, un “dialogue national” voulu par le président Teodoro Obiang Nguema s’est ouvert à Malabo en l’absence des principaux leaders de l’opposition.

Ni Gabriel Nse Obiang, chef du principal parti d’opposition, Citoyens pour l’innovation (CI) dissous en février, ni Severo Moto Nsa, chef d’un gouvernement en exil, n‘étaient présents.

“Ce dialogue ne doit pas seulement nous servir pour voir d’où on vient, mais aussi de regarder vers où on va”, avait déclaré le président Obiang Nguema en ouvrant les travaux de ce dialogue qui doit s’achever vendredi.

Lors du dialogue doivent être abordés “des sujets tels que la démocratie, les droits de l’homme”, selon le ministre de l’Intérieur, Clemente Engonga Nguema Onguene.

Les ONG et la communauté internationale ne cessent de s’inquiéter du non-respect des droits de l’homme dans ce pays d’Afrique centrale, malgré les démentis des autorités.

L’opposition dénonce régulièrement les exactions dont sont victimes ses militants emprisonnés. CI a récemment dénoncé, pour la deuxième fois en 2018, le décès d’un de ses militants “des suites de tortures”.

AFP

voir l’article original