Kabila veut une « zone économique spéciale »

« Il est nécessaire de créer une zone économique spéciale (ZES) pour les utilisateurs finaux des ressources naturelles congolaises », a déclaré le président congolais en ouverture de la conférence minière de Kolwezi.

Sur le modèle chinois, les « ZES » sont des enclaves disposant d’une fiscalité plus favorable que dans le reste du pays pour attirer les investisseurs et les entreprises étrangères.

« La proximité avec les sites de production, avec la main d’œuvre, avec le marché national et régional, pourrait permettre aux fabricants de voitures électriques, de smartphone, d’écran plasma, de câbles en fibre optique, de venir en RDC », a ajouté le président qui doit quitter le pouvoir d’ici la fin de l’année.

La RDC est le premier producteur mondial de cobalt indispensable aux batteries nouvelle génération et l’un des premiers producteurs africains de cuivre.

Faute d’infrastructure et d’électricité cependant, la RDC ne peut pas transformer sur place ses matières premières qui sont exportées à l’étranger sous forme de produits semi-finis.

« Rome ne s’est pas fait en un jour », a déclaré Albert Yuma, patron de l’entreprise publique Générale des carrières et des mines (Gécamines) et président du syndicat patronal.

« La demande crée l’offre, et si des raffineries sont construites, je suis sûr que des solutions seront trouvées », a ajouté le patron des patrons congolais.

Lors de la rencontre de Kolwezi, les officiels congolais ont répété qu’ils appliqueraient le nouveau code minier adopté en début d’année, malgré l’opposition de sept majors du secteur.

Ce nouveau code entend augmenter les ressources fiscales de la RDC, l’un des pays les plus pauvres au monde avec un PIB de moins de 40 milliards d’euros pour quelque 80 millions d’habitants.

Le nouveau code prévoit une taxe sur les super-bénéfices et sur les métaux stratégiques comme le cobalt, ainsi que la fin d’une clause de stabilité fiscale au bénéfice des investisseurs.

Les revenus miniers ont presque triplé à 864 millions de dollars (impôts directs et indirects) au premier semestre comparé à la même période l’an dernier, s’est félicité le ministre des Finances Henri Yav Mulang en se basant sur un rapport de la Banque mondiale.

Le prix du cobalt a flambé en début d’année avec un pic à 95.000 dollars la tonne le 21 mars à la bourse des métaux de Londres (contre 23.000 dollars deux ans auparavant).

Le prix du cobalt est retombé à 62.806 dollars la tonne (au 12 septembre).

Avec AFP

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