Maîtriser l’art du « spooning », la position tendresse

Le spooning ? Peut-être que vous le pratiquez déjà au lit sans le savoir : deux corps qui se rejoignent comme deux cuillères (spoon) allongées l’une contre l’autre. Mais il y a un savoir-faire à maîtriser pour jouir de la position à 100%. Les six conseils de Nathalie Giraud, sexothérapeute.

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Cette position de la cuillère, dite position 99,  est « bénéfique pour l’intimité, la tendresse avec ou sans relation sexuelle pénétrative », souligne la spécialiste. En spooning, votre partenaire est sur le côté, derrière votre dos, les jambes repliées contre les vôtres. C’est une position câline et cocoon par excellence.

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« Par le contact peau à peau, le spooning favorise la production d’ocytocine, l’hormone de l’attachement, de l’apaisement, ce qui diminue le niveau de cortisol, responsable de l’anxiété. En bref, nourrir la peau permet de nourrir la relation », explique la fondatrice de Piment Rose, avant de décrypter la position en six points.

1. Un câlin ou une relation sexuelle ?

Eh oui, il vaut mieux se mettre d’accord pour parer toute déception ! Poser son intention au départ permet de rassurer les deux partenaires, de diminuer l’attente de l’un des  deux, d’éviter les frustrations, et de rentrer dans un champ de relaxation simultanée.

2. Trouver son confort

S’allonger de préférence sur le côté gauche, pour éviter de comprimer votre veine cave. En effet, cette dernière est située sur la partie droite de notre corps et draine les membres inférieurs : périnée, pelvis, et abdomen. Lorsqu’elle est comprimée, on peut avoir des sensations de malaise (étourdissement, mal au cœur, etc.). En aide mnémotechnique, rappelez-vous que l’amour est une histoire de cœur, et allongez-vous donc du côté où il se trouve. Il est important que le couple trouve la position dans laquelle il est le plus confortable possible, quitte à la modifier. Trop souvent, l’un se « sacrifie » au profit du confort de l’autre. Le bras s’ankylose, un point d’inconfort arrive, et la personne ne bouge pas par peur de déranger sa compagne.

3. Prolonger le contact

Plus le contact entre les corps des deux partenaires est long, plus la sécrétion d’ocytocine s’élève, amplifiant la sensation d’apaisement et le sentiment de connexion profonde, tant physique qu’émotionnel.

4. Activer les 5 sens

Caresser la peau de son/sa partenaire en toute conscience, c’est-à-dire être présent, attentif aux sensations du toucher qui donne et au toucher qui reçoit. En profiter pour sentir la nuque, renifler la peau, l’odeur des cheveux. Il convient de chuchoter à l’oreille et d’éviter de parler fort ou d’entamer une conversation sérieuse. C’est le moment propice aux mots tendres… Embrasser et goûter aux lobes de l’oreille, aux doigts ou au creux de la main, etc. Porter son attention aux ressentis physiques permet de libérer le mental, encourage la confiance et le lâcher prise.

5. Respirer ensemble

L’un des partenaires calque sa respiration sur celle de l’autre : soit de façon synchrone, pour favoriser la relaxation, soit de façon asynchrone : lorsque qu’il ou elle inspire, l’autre expire. En asynchrone, cela stimule la montée énergétique dans tout le corps. Essayer en inspirant par le nez, la bouche fermée, puis en expirant par la bouche.

6. Onduler ensemble

Ajouter un léger mouvement à l’inspire et à l’expire permet de développer une vague énergétique ressourçante pour le corps, le cœur et le mental. Lorsque le ventre et /ou la poitrine se gonfle d’air, les reins se creusent et se cambrent légèrement (attention à ne pas vous faire mal) ; à l’expiration, le dos se fait plus rond. Comme un léger mouvement de vague qui se répète aussi longtemps que vous le désirez.

Bonus : à cette vague les techniques ancestrales tantriques ajoutent à l’inspire une contraction du périnée, à l’expire un relâchement du périnée, pour les deux partenaires.

17/07/2018 Le sommeil serait un formidable antioxydant

D’après une nouvelle étude scientifique, le sommeil favoriserait le processus antioxydant et protégerait ainsi du stress oxydatif. De quoi expliquer au moins partiellement le lien entre manque de sommeil et maladies.

Un lien découvert entre sommeil et stress oxydatif
© istock

Pourquoi dormons-nous ? Si le sommeil a de toute évidence une fonction de repos du corps et de l’esprit, il y a fort à parier qu’il ait d’autres fonctions protectrices, puisque le manque de sommeil est associé à de nombreuses maladies, notamment neurodégénératives.

Dans une étude publiée ce 12 juillet dans la revue PLOS Biology, des chercheurs semblent avoir identifié l’effet protecteur du sommeil : celui-ci favoriserait en fait les processus antioxydants, qui protègent les cellules du stress oxydatif, phénomène biologique néfaste.

Pour arriver à ce constat, les scientifiques ont mené des expérimentations sur des drosophiles, ou mouches des fruits. Ils ont créé des mouches mutantes, à sommeil court, c’est à dire génétiquement modifiées pour dormir moins que les drosophiles non mutantes. Il s’est avéré que les drosophiles dormant peu partageaient toutes une même caractéristique : elles étaient toutes sensibles au stress oxydatif aigu.

Le stress oxydatif résulte de l’excès de radicaux libres, des molécules qui peuvent à terme endommager les cellules et entraîner des dysfonctionnements des organes ou des cancers. Les phénomènes et aliments antioxydants aident à lutter contre le stress oxydatif en agissant sur ces radicaux libres.

Les chercheurs se sont ensuite demandés si ce lien sommeil-stress oxydatif était réciproque : si le sommeil a des effets antioxydants, alors peut-être que le stress oxydatif peut réguler les besoins de sommeil. En testant cette hypothèse, ils ont découvert que la réduction du stress oxydatif dans le cerveau réduisait également la quantité de sommeil nécessaire. Il semble donc qu’il existe une relation bidirectionnelle entre le sommeil et le stress oxydatif – c’est-à-dire que le sommeil aide le corps à lutter contre le stress oxydatif, et le stress oxydatif a tendance à induire un besoin de sommeil.

Voilà une étude qui offre une meilleure compréhension de ce qui se joue durant le sommeil, qui pourrait aider la communauté scientifique dans son travail de recherche sur les maladies liées au stress oxydatif, comme Alzheimer, Parkinson ou encore Huntington. Et au passage, elle nous rappelle l’importance de couvrir ses besoins de sommeil pour être et demeurer en bonne santé.

Source : Science Daily

17/07/2018 Le sommeil serait un formidable antioxydant selon une nouvelle étude

D’après une nouvelle étude scientifique, le sommeil favoriserait le processus antioxydant et protégerait ainsi du stress oxydatif. De quoi expliquer au moins partiellement le lien entre manque de sommeil et maladies.

Un lien découvert entre sommeil et stress oxydatif
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Pourquoi dormons-nous ? Si le sommeil a de toute évidence une fonction de repos du corps et de l’esprit, il y a fort à parier qu’il ait d’autres fonctions protectrices, puisque le manque de sommeil est associé à de nombreuses maladies, notamment neurodégénératives.

Dans une étude publiée ce 12 juillet dans la revue PLOS Biology, des chercheurs semblent avoir identifié l’effet protecteur du sommeil : celui-ci favoriserait en fait les processus antioxydants, qui protègent les cellules du stress oxydatif, phénomène biologique néfaste.

Pour arriver à ce constat, les scientifiques ont mené des expérimentations sur des drosophiles, ou mouches des fruits. Ils ont créé des mouches mutantes, à sommeil court, c’est à dire génétiquement modifiées pour dormir moins que les drosophiles non mutantes. Il s’est avéré que les drosophiles dormant peu partageaient toutes une même caractéristique : elles étaient toutes sensibles au stress oxydatif aigu.

Le stress oxydatif résulte de l’excès de radicaux libres, des molécules qui peuvent à terme endommager les cellules et entraîner des dysfonctionnements des organes ou des cancers. Les phénomènes et aliments antioxydants aident à lutter contre le stress oxydatif en agissant sur ces radicaux libres.

Les chercheurs se sont ensuite demandé si ce lien sommeil-stress oxydatif était réciproque : si le sommeil a des effets antioxydants, alors peut-être que le stress oxydatif peut réguler les besoins de sommeil. En testant cette hypothèse, ils ont découvert que la réduction du stress oxydatif dans le cerveau réduisait également la quantité de sommeil nécessaire. Il semble donc qu’il existe une relation bidirectionnelle entre le sommeil et le stress oxydatif – c’est-à-dire que le sommeil aide le corps à lutter contre le stress oxydatif, et le stress oxydatif a tendance à induire un besoin de sommeil.

Voilà une étude qui offre une meilleure compréhension de ce qui se joue durant le sommeil, qui pourrait aider la communauté scientifique dans son travail de recherche sur les maladies liées au stress oxydatif, comme Alzheimer, Parkinson ou encore Huntington. Et au passage, elle nous rappelle l’importance de couvrir ses besoins de sommeil pour être et demeurer en bonne santé.

Source : Science Daily

17/07/2018 Bêta-thalassémie : attention au changement de médicament !

À compter du 26 juillet 2018, le médicament Exjade change de forme et de dosage. Pour se le procurer, les patients doivent obtenir une nouvelle ordonnance auprès de leur médecin hospitalier.

Bêta-thalassémie : attention au changement de médicament !

La bêta-thalassémie est une maladie génétique de l’hémoglobine, un composé des globules rouges chargé de transporter l’oxygène dans tout l’organisme. Certains patients souffrant d’anémie, ils sont traités par des transfusions sanguines régulières, ce qui peut provoquer une surcharge en fer. 

Pour traiter cette anomalie, un médicament «chélateur» est prescrit afin d’éliminer l’excès de fer. 

Le déférasirox, commercialisé sous le nom d’Exjade depuis janvier 2018, fait partie de ces chélateurs. Il existe actuellement deux dosages : 125 milligrammes (mg) et 500 mg, en comprimés dispersibles.

Mais, à compter du 26 juillet 2018, ces deux formes vont être retirées du marché et remplacées par deux autres produits Exjade 90 mg et 360 mg, en comprimés pelliculés.

Dans un communiqué du 13 juillet 2018, l’Agence nationale de sécurité du médicament rappelle que « un comprimé dispersible de 500 mg correspond à un comprimé pelliculé de 360 mg et un comprimé dispersible de 125 mg correspond  à un comprimé pelliculé de 90 mg ».

Pour obtenir ces nouvelles versions d’Exjade, les patients doivent obligatoirement se munir d’une ordonnance en consultant leur médecin à l’hôpital.

Or, l’Ansm constate que beaucoup de patients ne l’ont pas encore fait. L’Agence invite donc les personnes concernées à réparer cet oubli le plus rapidement possible et indique que, pendant une période transitoire de trois mois, et à titre exceptionnel, tout médecin pourra prescrire le déférasirox.
Un livret d’information destiné aux patients est disponible sur son site. 

 

Quels sont les atouts santé de l’abricot ?

Parfumé et moelleux, l’abricot frais nous régale tout l’été. Il est l’allié de notre vitalité et de notre joli teint. Ce fruit à la belle couleur orangée aide aussi à lutter contre la constipation. Rappel de ses bienfaits santé et conseils d’achat et de conservation.

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C’est l’un des fruits stars de l’été. Et on aurait tort de se priver car il possède de nombreuses vertus pour la santé et se déguste aussi bien en version sucrée que salée.

L’abricot, un allié bonne mine

Il est riche en vitamine A, notamment dans sa peau, Deux abricots apportent environ 34 % des besoins quotidiens (selon la table Ciqual de composition nutritionnelle des aliments). « La vitamine A favorise l’hydratation de l’épiderme, explique Audrey Aveaux, diététicienne-nutritionniste. En été, elle protège aussi la peau du soleil et active la mélanine pour avoir un joli teint hâlé. » Et tout cela, de manière naturelle.

Un fruit reminéralisant

L’abricot est l’un des fruits les plus riches en minéraux et oligoéléments. Il en apporte onze (potassium, phosphore, cuivre, fer, calcium, magnésium, manganèse, iode, sodium, zinc et sélénium). Reminéraliser son organisme pour qu’il fonctionne bien est important, notamment l’été car on transpire plus, ce qui élimine les minéraux.

Le potassium est le minéral le plus représenté : de 11 à 13 % des besoins quotidiens pour deux abricots (selon la table Ciqual) . « Il est indispensable à la régulation de la tension artérielle », précise la diététicienne.

Juste après vient le cuivre : entre 7 et 9 % (selon la table Ciqual) des apports quotidiens pour deux fruits. Le cuivre est important pour stimuler les défenses naturelles. Les autres minéraux et oligoéléments fournissent moins de 2,5 % des besoins quotidiens.

L’abricot régule le transit

L’abricot fournit entre 1,3 g et 2,5 g1 de fibres aux 100 g, soit deux abricots. « Ses fibres, notamment les pectines, régulent le transit intestinal, ce qui évite les problèmes de constipation, dit Audrey Aveaux. Sa saveur acidulée stimule également les sécrétions digestives. »

Un aliment anti-âge

L’abricot renferme des phénols (acides caféique et férulique…) et des flavonoïdes (catéchol, épicatéchol, quercétol…) qui lui confèrent des propriétés antioxydantes, protégeant ainsi les cellules de l’organisme d’un vieillissement prématuré. « Il a un bon score Orac, qui mesure l’activité antioxydante d’un aliment, ajoute la diététicienne. Celui de l’abricot est de 1 100 mg pour 100 g (source : USDA Database). » Certaines de ces substances ont aussi une action anti-inflammatoire.

Et l’abricot sec  ? Il est 5 fois plus énergétique que l’abricot frais : il apporte 271 kcal aux 100 g (10 à 12 fruits), contre 50 kcal/ 100 g (2 à 3 fruits selon la taille) pour l’abricot frais. C’est le fruit sec le plus riche en potassium avec une teneur de 1,09 g aux 100 g. Il est idéal pour les sportifs pour lutter contre les crampes grâce à sa teneur en potassium, ce minéral étant indispensable au fonctionnement neuromusculaire.

Précautions santé avant de manger un abricot

En cas d’allergie au pollen de bouleau, l’abricot peut provoquer des démangeaisons, des brûlures au niveau de la bouche, des lèvres, de la gorge.
En cas d’intolérance aux sulfites : des additifs alimentaires (de E 220 à E 228) sont utilisés pour éviter aux abricots secs de brunir. Ils provoquent des maux de tête, une sensation d’oppression respiratoire ou une respiration bruyante, font couler le nez et pleurer les yeux.
Comment choisir et conserver ses abricots

Attention, l’abricot ne mûrit plus une fois cueilli ! Mûr, il dégage un délicieux parfum.

Le Bergeron est fondant et équilibré entre sa saveur sucrée et acidulée.
L’Orangé de Provence est très parfumé et bien sucré.
L’Orangered est juteux et très parfumé.
Le Bergarouge est un gros abricot, très juteux et très sucré.
Les abricots se conservent trois jours dans un compotier, à l’abri du soleil, et jusqu’à cinq jours dans le bac à légumes du frigo.

Comment cuisiner l’abricot ? En version salée, il accompagne les épinards, le foie gras en salade. Il sert de garniture à un rôti de veau ou de porc. Côté sucré, il apprécie les agrumes en papillote, les noisettes, les noix et les amandes dans une compotée, ou encore poêlé, ou farci et cuit au four.

17/07/2018 Exposition au soleil : encore trop d’idées reçues

Neuf Français sur dix savent que l’exposition au soleil augmente le risque de cancer de la peau. Mais il leur reste des progrès à faire pour mieux se protéger.

Exposition au soleil : encore trop d’idées reçues

Tout au long du mois de juillet, Santé Publique France et l’Institut national du cancer diffusent une campagne d’information sur les risques liés aux rayons ultraviolets naturels (le soleil) ou artificiels (le bronzage en cabine). 

En effet, les résultats du Baromètre cancer 2015 montrent que les Français n’appliquent pas toujours les bonnes stratégies pour se protéger. Trop d’idées fausses circulent encore.

  • 1ère idée reçue : si les coups de soleil de l’enfance sont bien soignés, ils n’auront pas de conséquences à l’âge adulte. 47 % des personnes interrogées le pensent, or c’est faux. Les coups de soleil subis pendant l’enfance « augmentent considérablement » le risque de cancer quelques années plus tard, rappelle un communiqué du 16 juillet 2018. 
  • 2ème idée reçue : les UV artificiels avant les vacances préparent la peau au soleil. C’est l’opinion de 24 % des Français. Là encore, c’est faux. « Le bronzage artificiel n’a pas le même effet protecteur que le bronzage naturel : il ne s’accompagne pas d’un épaississement de la peau (…). Les UV artificiels, également cancérigènes, ne font que s’ajouter aux UV du soleil et en renforcer l’effet cancérigène ». 
  • 3ème idée reçue : les coups de soleil rendent la peau moins vulnérable au soleil. 21 % des personnes interrogées pensent que c’est vrai. Au contraire, les coups de soleil sont une véritable brûlure.
  • 4ème idée reçue : mettre de la crème solaire suffit à se protéger toute la journée. Erreur ! Contrairement à ce que pensent 10 % des personnes interrogées, il faut appliquer la crème solaire toutes les deux heures pour une protection efficace.

Dans leur campagne d’information, Santé publique France et l’Institut national du cancer rappellent les grands principes de la protection solaire :

– Eviter de s’exposer au soleil entre midi et 16 h et rechercher l’ombre.
– Protéger systématiquement la peau des enfants.
– Se couvrir en portant un tee-shirt, des lunettes de soleil et un chapeau.
– Appliquer généreusement de la crème solaire toutes les deux heures.

Plus d’infos sur le site www.prevention-soleil.fr

17/07/2018 Plus de 6 enfants sur 10 témoins de comportements à risque de leurs parents au volant

A l’occasion d’une nouvelle campagne de prévention sur les dangers de la route, l’association Attitude Prévention a donné la parole aux enfants et à leurs parents pour savoir si les premiers sont conscients des comportements à risque des seconds en voiture. Il s’avère que ces derniers sont encore trop nombreux malgré une amélioration.

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En cette période de départ en vacances, les parents feraient bien de se montrer encore plus prudents sur la route. L’association Attitude Prévention dévoile les enseignements de son étude menée sur leur comportement au volant en présence de leurs enfants. Ils sont ainsi 64 % à estimer que leurs parents ont déjà eu des comportements à risque (téléphone au volant, dépassement de vitesse…). En détail, 54 % des enfants ont déjà vu leurs parents utiliser leur téléphone au volant, 50 % dépasser les vitesses autorisées et 10 % des enfants n’ont pas toujours eu leur ceinture attachée. Signe de leur prise de conscience sur le sujet : 27 % des enfants ont déjà signalé à leurs parents un comportement à risque.

Une proportion confirmée par les parents qui sont 30 % à reconnaître avoir été déjà repris par leurs enfants sur une attitude dangereuse au volant. Mais paradoxalement, les enfants déclarent avoir été sensibilisés très largement aux bons comportements : 99 % des parents leur ont dit d’attacher leur ceinture, 97 % de ne pas la détacher durant le voyage et de ne pas ouvrir la portière lorsque la voiture roule. « Nos enfants nous observent et reproduiront nos attitudes, bonnes comme mauvaises. Ce constat nous oblige à être exemplaires sur la route pour leur transmettre dès leur plus jeune âge la bonne attitude », commente Eric Lemaire, président de la commission route de l’association Attitude Prévention.

La moitié des sondés révèlent dépasser les vitesses autorisées

Du côté des parents, même si 53 % d’entre eux affirment être plus vigilants au volant en leur présence, 87 % déclarent néanmoins avoir déjà eu un comportement à risque avec leurs enfants à bord. Un chiffre certes élevé mais ces mauvaises habitudes reconnues sont en baisse significative par rapport à 2017 : s’emporter contre d’autres usagers pour 57 % (- 6 points), dépasser les vitesses autorisées pour 54 % (- 7 points), conduire en étant fatigué pour 52 % (- 7 points) ou encore conduire plus de 2 heures sans faire de pause pour 47 % (- 6 points). De manière générale, ils les justifient par le désir de gagner du temps ou le fait de sous-estimer les effets de la fatigue et de l’alcool sur leur conduite.

Enfin, interrogés sur leur anticipation des trajets pour les vacances, les parents se révèlent néanmoins prévoyants. Par exemple, 93 % d’entre eux disent vérifier que leurs enfants sont bien attachés, 90 % vérifient l’état du véhicule avant de partir et 89 % prévoient des pauses sur le trajet. Reste qu’Attitude Prévention juge essentiel de rappeler les bonnes règles de conduite, avec une campagne de sensibilisation qui met en scène des conversations enfantines, dans la cour de récréation ou sur une aire de jeu. Plusieurs spots à la radio et la télévision seront diffusés tout l’été pour alerter sur les dangers les plus fréquents : téléphone au volant, vitesse excessive ou inadaptée, oubli de la ceinture et la somnolence.

17/07/2018 Une alimentation saine à l’école, un bienfait à long terme pour les enfants

L’accès des enfants à la nourriture façonne leurs habitudes alimentaires et leur santé, c’est pourquoi des chercheurs suggèrent que les politiques alimentaires scolaires axés sur la promotion des fruits et légumes et la limitation des sodas peuvent les encourager à faire des choix sains lorsqu’ils sont élèves mais aussi des années plus tard à l’âge adulte.

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L’alimentation joue un rôle important dans la croissance de l’enfant et elle contribue à sa santé d’aujourd’hui et de demain. C’est pourquoi les autorités sanitaires recommandent de les encourager très tôt à bien choisir leurs aliments : certains doivent être consommés de façon privilégiée (fruits et légumes, viande, poisson, œufs, produits céréaliers…) et d’autres en plus petite quantité (produits trop sucrés et trop salés). Une étude menée par des chercheurs de la Tufts University affirme que les établissements scolaires peuvent jouer un rôle bénéfique dans ce domaine, en adoptant des mesures simples comme offrir aux élèves des fruits et légumes gratuits en dehors des repas et restreindre la vente de boissons sucrées.

L’étude, publiée dans la revue Plos One, a utilisé un modèle comparatif d’évaluation des risques pour estimer l’impact que la mise en œuvre de telles politiques alimentaires dans les écoles des États-Unis pourrait avoir sur l’apport alimentaire et l’indice de masse corporelle chez les enfants sur le long terme. « Étant donné que les enfants consomment plus d’un tiers de leurs repas et de leurs collations à l’école, il est important d’avoir des politiques axées sur des choix alimentaires sains à cet endroit. Ce que nous devons savoir, c’est comment ces politiques changent le choix des aliments, la nutrition et la santé », a déclaré dans un communiqué le Pr Katherine L. Rosettie, auteure principale de l’étude.

Deux choix essentiels pour une bonne prévention

Les chercheurs ont estimé que mettre à disposition gratuitement des fruits et légumes conduirait à une augmentation de leur consommation habituelle parmi les enfants de toutes classes d’âge : une augmentation de 17% pour les enfants de l’école primaire, de 22% au collège et de 25% au lycée. En parallèle, une limitation des boissons sucrées réduirait bel et bien la consommation habituelle des élèves : une diminution de 27% chez les enfants en école primaire, de 19% pour ceux du collège et de 15% pour ceux du lycée. Si de telles politiques alimentaires avaient été mises en œuvre des années auparavant, les chercheurs ont estimé que la mesure concernant les fruits et légumes aurait permis d’augmenter de 19% leur consommation chez les adultes s’ils en avaient bénéficié quand ils étaient élèves.

De même, la mesure sur les boissons sucrées aurait permis de réduire leur consommation de 24% chez les adultes qui auraient connu cette recommandation. Si ces deux mesures étaient respectées dans les écoles, les chercheurs estiment que cela permettrait de prévenir plus de 22 000 décès d’adultes chaque année aux Etats-Unis liés à une maladie cardiaque, un diabète ou un accident vasculaire cérébral. La consommation réduite de boissons sucrées s’avère avoir l’impact le plus bénéfique, avec plus de 14 000 décès évités par an. En plus des résultats sur la santé, la mise en place de ces mesures dans les écoles permettrait d’estimer l’impact potentiel de leur expansion au reste de la population.

La France a adopté ces mesures

« Identifier les avantages des politiques alimentaires scolaires aide à savoir comment améliorer ces programmes ainsi que le potentiel de préjudice si elles devaient être affaiblies ou coupées », ajoutent les chercheurs. « Nos résultats suggèrent que l’élimination des boissons sucrées et la fourniture de fruits et légumes gratuits dans les écoles ont de petits effets sur l’obésité dans l’enfance, mais ont un réel potentiel pour des avantages significatifs à long terme pour la santé à l’âge adulte. » Ces derniers citent notamment l’exemple du Canada, de l’Europe et de la Nouvelle-Zélande, des pays qui ont adopté ce style de politique, celle-ci ayant fait ses preuves auprès des élèves.

En France, les distributeurs automatiques de boissons et de snacks accessibles aux élèves dans les établissements scolaires ont été interdits en 2005. Dix ans plus tard, l’Assemblée nationale a aussi décidé d’interdire la « mise à disposition en libre service, payant ou non, de fontaines proposant des boissons avec ajout de sucres ou d’édulcorants de synthèse en tous lieux ouverts au public ou recevant du public ». Néanmoins, face à l’épidémie d’obésité infantile, il faut aller plus loin selon l’association Foodwatch qui demande à ce que la France renforce la taxe sur les boissons sucrées pour atteindre 20% du prix de vente, dont les bénéfices serviraient à améliorer la qualité des repas servis dans les écoles.

17/07/2018 Des lunettes conçues pour réduire le mal des transports

Le constructeur automobile Citroën a mis au point des lunettes pour venir à bout du mal des transports, en resynchronisant la vue à l’oreille interne en dix minutes seulement.

Mal des transports : des lunettes pour en venir à bout
© Citroën

Face au mal des transports, dont une personne sur trois serait atteinte, beaucoup d’entre nous on tendance à être résigné, et à laisser livre, téléphone et autres tablettes de côté de peur d’avoir la nausée.

Pourtant le mal des transports ne serait pas une fatalité, et pourrait se corriger en quelques minutes seulement. C’est en tout cas la promesse de lunettes conçues par le constructeur automobile Citroën. Prénommées Seetroën et vendues 99€, ces lunettes sans verre utilisent une technologie appelée Boarding Ring™, un dispositif médical breveté et testé cliniquement, mis au point par une start-up.

L’idée est simple : enfiler ces lunettes dès l’apparition des premiers symptômes du mal des transports, les porter au moins dix minutes, puis les retirer et profiter du voyage. Les lunettes sont en effet équipées de quatre anneaux, dans lequel un liquide bleu se déplace au gré des mouvements des lunettes, de gauche à droite, d’avant en arrière… Ce liquide présent en bas des anneaux agit comme un horizon artificiel, qui permet, selon Citroën, de resynchroniser la vue à l’oreille interne, qui régit l’équilibre, en moins de 10 minutes dans 95% des cas.

Si certains trouveront le look futuriste de ces lunettes particulièrement vendeur, d’autres seront sans doute plus réticents, par peur du ridicule. D’autant que les porteurs de lunettes de vue doivent mettre ces lunettes anti mal des transports par dessus les leurs. Mais après tout, le ridicule ne donne ni nausées ni vomissements, contrairement au mal des transports.

Source : Visuall.net

16/07/2018 Sclérose en plaques : le jeûne intermittent serait bénéfique

En modifiant le microbiote intestinal et le système immunitaire, le jeûne intermittent permettrait d’atténuer les symptômes de la sclérose en plaques, d’après une nouvelle étude. Un essai clinique va être mené chez l’homme.

Sclérose en plaques : le jeûne intermittent serait bénéfique
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Si plusieurs études ont déjà mis en avant les potentiels bénéfices d’interventions diététiques pour diminuer et soulager les symptômes de la sclérose en plaques, celles-ci se sont avérées peu robustes, et trop anecdotiques pour que cette approche soit retenue comme un traitement efficace.

Cependant, la question du régime alimentaire semble refaire surface, puisqu’un essai clinique va être mené sur l’homme pour évaluer le potentiel du jeûne intermittent pour diminuer les symptômes de la sclérose en plaques.

Des chercheurs de l’école de médecine de l’université de Washington à Saint-Louis (Etats-Unis) ont annoncé la mise en place d’une vaste étude sur l’homme, basée sur des résultats observés chez la souris.

Chez le rongeur, une étude récente a en effet démontré que le jeûne intermittent réduisait les symptômes associés à la sclérose en plaques (SEP), visiblement en modifiant à la fois le microbiote intestinal et le système immunitaire, ce qui influe sur l’évolution de la maladie. Ici, les souris ont été soit autorisées à manger librement, soit nourries tous les deux jours et ce pendant quatre semaines, avant de recevoir une immunisation pour déclencher des symptômes de SEP. Les deux groupes de souris ont continué à suivre le même régime pendant sept semaines supplémentaires. Verdict : les souris qui mangeaient tous les deux jours avaient moins de cellules immunitaires pro-inflammatoires et plus d’un type de cellule immunitaire maintenant la réponse immunitaire en échec que les souris qui prenaient des repas quotidiens.

Le jeûne peut affecter l’inflammation et la réponse immunitaire de plusieurs façons”, a déclaré le Dr Piccio, principale auteure de ces travaux. “L’une consiste à changer les niveaux d’hormones. Nous avons constaté que les niveaux de l’hormone anti-inflammatoire corticostérone étaient presque deux fois plus élevés chez les souris à jeun. Mais ce peut aussi être lié au microbiote intestinal”, souligne-t-elle.

Le transfert de bactéries intestinales de souris soumises au jeûne à des souris non jeûneuses a en effet rendu ces dernières moins susceptibles de développer des symptômes de SEP, notent les chercheurs.

Le jeûne intermittent comme approche thérapeutique complémentaire aux traitements actuels

Espérant retrouver ces résultats chez l’homme, les chercheurs s’apprêtent à recruter 40 à 60 personnes, pour une expérimentation de douze semaines. La moitié des participants restera à son régime occidental habituel, alors que l’autre moitié gardera un régime semblable cinq jours par semaine mais se limitera à 500 calories de légumes pour les deux jours restants. Chaque participant subira une évaluation neurologique et fournira des échantillons de sang et de selles au début, au milieu et à la fin de l’étude, notent les chercheurs. Pour ces derniers, le but n’est pas de guérir la SEP, car il est très peu probable qu’un changement de régime alimentaire suffise, mais d’utiliser le jeûne intermittent comme une approche complémentaire aux traitements médicamenteux classiques.

Sources : Science Daily ; Multiple Sclerosis Today