18/09/2018 Pourquoi il faut être prudent avec la salive des chiens et des chats

La salive de nos amis les chiens et les chats peut contenir une bactérie très pathogène, qui peut, dans de rares cas, entraîner une septicémie. C’est ce que rappelle une étude menée par le CHRU de Brest.

Chiens et chats : leur salive pas si anodine
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Le chien est le meilleur ami de l’homme, selon l’adage, et le chat n’est jamais très loin derrière. Affectueux, nos amis à quatre pattes ont parfois tendance à l’être un peu trop, et à nous remercier de coups de langue enthousiastes. Généralement sans danger, la salive des chats et des chiens peut cependant être porteuse d’un germe, nommé Capnocytophaga canimorsus, responsable d’infections humaines gravissimes, notamment chez les personnes dites immunodéprimées.

Présente dans la salive de plus de la moitié des chiens et des chats, cette bactérie très pathogène ne fait cependant pas beaucoup de victimes, mais suffisamment pour que les chercheurs s’y intéressent. Car pour les personnes au système immunitaire affaibli, le risque d’infection est réel.

Cette bactérie est à l’origine de trois décès en France, entre février 2017 et avril 2018“, précise ainsi le Pr Geneviève Héry-Arnaud, du laboratoire de bactériologie virologie du CHRU de Brest, auprès du Télégramme. Le scientifique a publié, en juin 2018, avec plusieurs médecins brestois un article dans la revue Médecine et maladies infectieuses.

Les chercheurs rapportent notamment le cas d’un homme de 56 ans, qui avait été hospitalisé en janvier 2017 pour une méningite. En léchant les plaies de ses bras, ses animaux l’auraient infecté, et l’homme a dû se faire amputer des doigts. La bactérie est en effet souvent transmise lors de léchage d’une plaie ou lors d’une morsure.

Mais parfois, l’origine de la contamination demeure inconnue. En avril dernier, des médecins de Charente-Maritime rapportaient ainsi dans La Revue de médecine interne le cas d’un homme de 54 ans ayant succombé à une infection par cette bactérie, sans immunodépression connue, ni morsure ni même léchage sur une plaie, mais bien propriétaire d’un chien.

Ce cas rappelle l’extrême gravité potentielle des rares septicémies à C. canimorsus et illustre le fait que ceci est possible sans contexte d’immunodépression et sans notion d’inoculation”, écrivaient alors l’équipe médicale.

Le taux de mortalité en cas d’infection à C. canimorsus est estimé comme compris entre 30 et 60% en cas de choc septique non traité à temps. Aussi, en présence d’infection suite à une morsure, même si la plaie ne semble pas inquiétante, une consultation en urgence dans les 48 à 72 heures est impérative.

Sources : Science Direct ; Le Télégramme

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18/09/2018 Asthme : un sirop pour enfant accusé d’augmenter le risque

Une nouvelle étude britannique suggère qu’un sirop pour enfant à base de paracétamol pourrait multiplier par deux le risque d’asthme par la suite. De quoi inviter à limiter la prise de paracétamol durant la petite enfance.

Asthme : un sirop augmenterait le risque
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Les sirops pour la toux et autres affections sans gravité n’ont décidément pas la cote. Une nouvelle étude, menée par l’Université de Melbourne, au Royaume-Uni, a mis en évidence un lien de corrélation entre la prise régulière de paracétamol via un sirop, chez les enfants en bas âge, et la survenue d’asthme autour de l’âge de 18 ans.

Menée auprès de 620 enfants, l’étude suggère que le paracétamol sous forme de sirop “consommerait” de la glutathion S-transférase (ou GST), une enzyme essentielle pour éliminer les toxines présentes dans les poumons. Ces derniers seraient alors plus vulnérables, et donc plus à risque de maladies telles que l’asthme. Cette corrélation entre paracétamol et risque d’asthme serait notamment présente chez les enfants prédisposés au niveau génétique, car porteurs d’une variante particulière de l’enzyme GST, appelée GSTP1. Selon l’étude, ceux-ci présenteraient un risque 1,8 fois plus élevé de développer de l’asthme s’ils ont consommé régulièrement du paracétamol durant l’enfance.

Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont recruté des enfants avant leur naissance, les ont suivi durant la petite enfance en annotant leur consommation de paracétamol, puis retrouvé à l’âge adulte. Les participants ont alors subi des analyses de sang afin de déterminer leurs variants génétiques de l’enzyme GST, et des analyses de leur santé respiratoire afin de déterminer s’ils avaient de l’asthme.

Nos résultats fournissent plus de preuves que l’utilisation du paracétamol chez le nourrisson peut avoir un effet néfaste sur la santé respiratoire chez les enfants ayant des profils génétiques particuliers et pourrait être une cause possible d’asthme”, a résumé Xin Dai, principale auteure de l’étude. La chercheuse a cependant nuancé l’étude, en rappelant que cela ne prouve pas que le paracétamol est la seule cause de l’asthme. D’autant qu’il est parfois prescrit à de jeunes enfants ayant déjà des problèmes respiratoires pouvant mener à un asthme.

Source : The Telegraph

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Mon enfant est végétarien, que faire ?

De plus en plus d’enfants refusent de manger de la viande pour ne plus faire souffrir les animaux. Une décision qui peut créer des tensions. Comment réagir en tant que parent ? Bien sûr, respectez son choix et profitez-en pour adopter un mode de vie plus sain. Toute la famille peut tirer bénéfice du végétarisme de l’un de ses membres.

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Le végétarisme n’est pas réservé aux adultes. De plus en plus d’enfants décident, dès leur plus jeune âge, de ne plus manger de viande, principalement en raison de préoccupations éthiques et écologiques. Quel est le rôle des parents ? Le premier pas à faire, explique le New York Times, est de demander à l’enfant ce qui motive cette décision. Abordez la question sans porter de jugement, respectez son choix, et essayez de comprendre afin d’écarter la possibilité que l’enfant souffre d’un trouble de l’alimentation.

Le but : faire en sorte que ce changement vous aide à passer à un mode de vie plus sain, basé sur le respect de chaque membre de la famille. Il est donc important d’aborder le sujet du respect mutuel. Si l’enfant modifie ses habitudes alimentaires, ses proches n’ont pas besoin d’arrêter de manger de la viande, mais peuvent essayer de nouveaux aliments et en profiter pour augmenter leur consommation de fruits et légumes. Si l’enfant associe le fait de manger de la viande à un meurtre, des tensions peuvent se déclencher. Dans ce cas, essayez de transformer le conflit en leçon d’empathie et de tolérance, entre frères et sœurs par exemple.

Impliquer l’enfant

La bonne nouvelle est que, selon l’American Academy of Pediatrics, les enfants et les adolescents végétariens courent moins de risques que leurs pairs non végétariens de souffrir de surpoids, d’obésité et donc de diabète et de maladies cardiovasculaires. Les parents doivent être vigilants et s’assurer que les enfants végétariens consomment suffisamment de fer. Une alimentation végétarienne équilibrée d’un point de vue nutritionnel peut être compliquée à mettre en place si l’enfant a des goûts difficiles. Dans ce cas, n’hésitez pas à demander conseil à un professionnel de la nutrition.

Commencez par déterminer quels sont les plats que votre famille aime déjà et qui ne contiennent pas de viande, comme les pâtes à la sauce tomate. Ensuite, réfléchissez aux plats qui peuvent être facilement adaptés en version végétarienne, en remplaçant la viande par du tofu ou des galettes végétales. Enfin, gardez des options faciles comme des hamburgers végétariens dans le congélateur pour vous faciliter la vie certains soirs. Impliquer les enfants végétariens dans la cuisine est un excellent moyen de leur donner la maîtrise de leur choix et de leur enseigner une compétence précieuse.

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18/09/2018 Mort inattendue : elle touche 400 bébés par an

La mort inattendue est la première cause de mortalité des nourrissons. Des études en cours s’orientent vers un problème de dysfonctionnement cérébral.

bébé dormant
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La mort subite du nourrisson, ou plutôt mort inattendue, touche 400 bébés par an. 90 % des cas surviennent à l’âge de six mois. Mais on rencontre aussi ces décès subis chez des nourrissons âgés de 2 à 4 mois.

Les garçons sont davantage touchés que les filles.

Mort inattendue du nourrisson : quelles causes ?

Les médecins ont longtemps pensé que la mort subite du nourrisson, ou mort inattendue, était liée à des problèmes digestifs.

Aujourd’hui, des études toujours en cours s’orientent davantage vers des dysfonctionnements cérébraux. Mais il faudra encore attendre qu’elles soient terminées pour en savoir plus.

En attendant, on peut agir pour diminuer au maximum les risques.

Mort inattendue du nourrisson : comment la prévenir ?

Certaines précautions sont recommandées :

  • Coucher bébé sur le dos et non sur le ventre : cette position du coucher a permis de faire chuter de 80 % les morts subites du nourrisson.
  • Eviter de le coucher sur un matelas mou, en préférer un ferme.
  • Ne pas lui mettre de couette pour dormir : cette dernière peut l’empêcher de bien respirer.
  • Ne pas fumer pendant la grossesse.
  • Ne pas fumer , après la naissance du bébé, dans la même pièce que lui.
  • Penser à aérer régulièrement sa chambre et à vérifier que la température ne soit pas trop élevée.
  • Eviter de le faire dormir seul dans une chambre fermée, cela peut le stresser.
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18/09/2018 Fibrillation auriculaire : les patients arrêtent trop souvent leur traitement

Le traitement de la fibrillation auriculaire vise à normaliser le rythme cardiaque et à empêcher l’apparition de caillots de sang, notamment grâce à des médicaments de la famille des anticoagulants oraux. Une étude menée en France montre que trop de patients arrêtent leur traitement et s’exposent de fait à un risque important d’accident vasculaire cérébral.

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La fibrillation auriculaire est un trouble du rythme cardiaque qui accélère le cœur et le fait battre de manière irrégulière. Son apparition est favorisée par le vieillissement et la présence d’une pathologie cardiaque ou d’une hyperthyroïdie. Selon les chiffres de l’Assurance maladie, elle concerne 1 % de la population générale, mais surtout la population âgée (plus de 10 % des plus de 80 ans). En l’absence de traitement, la fibrillation auriculaire favorise la formation de caillots de sang qui, une fois dans la circulation artérielle, peuvent obstruer les vaisseaux qui irriguent la tête et provoquer un accident vasculaire cérébral (AVC) ou migrer dans les vaisseaux irriguant le cœur et provoquer un infarctus du myocarde.

L’Assurance maladie estime ainsi que 20 à 30 % des AVC sont secondaires à une fibrillation auriculaire. Outre une bonne hygiène de vie, le médecin peut proposer un traitement qui fluidifie le sang : les anticoagulants. Deux catégories existent, les antivitamines K (AVK) et les anticoagulants oraux directs (dabigatran, rivaroxaban, apixaban). Disponibles depuis 2012 comme alternative aux AVK, ces derniers sont recommandés en première intention par la Société européenne de cardiologie. Alors que l’adhésion au traitement anticoagulant par AVK est souvent décrite comme insuffisante, ils offrent l’avantage de ne pas avoir besoin d’une surveillance régulière en laboratoire et d’une posologie fixe.

1 patient sur 5 arrête son traitement

Une amélioration de l’observance des patients était donc attendue avec ces traitements plus récents et plus pratiques, et c’est ce que voulait vérifier l’Assurance maladie dans nouvelle étude. Celle-ci consistait à comparer les taux d’arrêt réalisée entre les différents anticoagulants oraux auprès de 35 000 patients avec fibrillation auriculaire. Les résultats ont montré que, aussi bien chez les patients débutant un traitement par anticoagulants oraux d’action directe (dabigatran ou rivaroxaban) ou par antivitamines K (AVK), la fréquence des arrêts dans la première année suivant le début de la prescription est élevée. Ainsi, un patient sur cinq décide d’arrêter son traitement pendant au moins 60 jours.

« Cette fréquence est encore plus élevée si l’on tient compte du nombre de patients qui changent de type de traitements anticoagulants oraux : elle atteint alors 1 patient sur 3. Et moins d’un patient sur cinq reprend un traitement dans les quatre mois suivant l’arrêt. », précise l’Assurance maladie. L’étude indique par ailleurs que l’adhésion au traitement le plus récent, les AOD, n’est pas meilleure qu’avec le traitement AVK. Or, les anticoagulants oraux sont recommandés comme traitement à vie pour la prévention à long terme des AVC. De part le risque accru d’évènements cardiovasculaires lié à cet arrêt prolongé, il s’agit d’un vrai motif d’inquiétude selon les auteurs de l’étude.

Les règles pour bien suivre son traitement

« La fibrillation auriculaire est une maladie grave et la mortalité associée à sa principale complication, l’AVC, peut être en grande partie réduite par la prise d’anticoagulants oraux. », soulignent-ils. Ces derniers recommandent aux médecins de se montrer très vigilants et d’en discuter régulièrement avec leurs patients pour savoir si leur observance est optimale, notamment ceux pour lesquels un suivi biologique n’est pas nécessaire. Quant aux patients ayant décidé d’arrêter de leur propre chef leurs médicaments « une discussion doit être engagée pour comprendre les raisons d’arrêt et mettre en place des actions pour améliorer l’adhésion au traitement. », concluent-ils.

Pour une meilleure efficacité de ce type de traitement l’Assurance maladie évoque aussi quelques précautions à destination des patients. Ces derniers sont invités à prendre leurs médicaments tous les jours aux horaires prévus en veillant bien à prendre les doses prescrites. Le traitement ne doit jamais être interrompu même si le patient se sent bien et la surveillance imposée par celui-ci doit être respectée. De même, il est important de ne prendre aucun autre médicament sans avertir son médecin afin d’éviter toute interférence médicamenteuse et de signaler la prise d’anticoagulants aux autres professionnels de santé consultés (chirurgien, dentiste, pédicure, infirmière, pharmacien, biologiste, kinésithérapeute….).

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18/09/2018 Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer : l’appel de Thierry Lhermitte pour la recherche

A l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, l’acteur Thierry Lhermitte, porte-parole de la Fondation pour la recherche médicale, souhaite sensibiliser les Français sur la question de la recherche scientifique. Celle-ci est indispensable pour mieux comprendre les mécanismes à l’origine de la maladie et la détecter le plus tôt possible pour tester des stratégies thérapeutiques en amont des premiers symptômes.

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Thierry Lhermitte n’est pas seulement l’un des acteurs les plus connus de France, il est aussi l’un des porte-paroles de la Fondation pour la recherche médicale depuis plusieurs années. Celle-ci se mobilise notamment pour lever des fonds et faire progresser la recherche sur la maladie d’Alzheimer. Le 21 septembre, journée mondiale de lutte contre cette maladie, elle lance une nouvelle campagne intitulée « Je me souviens » qui vise à faire de cette journée un événement national. C’est à cette occasion que le comédien prend la parole dans les médias, afin de faire le point sur la recherche et les découvertes réalisées mais aussi pour lancer un appel au don, « indispensable » selon lui.

Dans une interview accordée au JDD, Thierry Lhermitte explique pourquoi il tient à soutenir la recherche. « En 2020, un Français de plus de 65 ans sur quatre sera touché. Notre système de santé sera en danger. Si les gens veulent se soigner avec du curcuma, qu’ils y aillent ! Mais on ne guérira pas ainsi. L’urgence est d’avancer dans la connaissance. La science ne progresse pas avec des buzz sur Internet, mais avec des preuves qu’il faut reproduire », atteste-t-il. Selon les estimations de l’Inserm environ 900 000 personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer aujourd’hui et elles devraient être en effet 1,3 million d’ici deux ans, en raison de l’augmentation de l’espérance de vie.

De la prévention au traitement, des progrès sont attendus

Il n’existe actuellement aucun traitement pouvant prévenir, guérir ou stopper l’évolution de la maladie d’Alzheimer, même si certains peuvent réduire les symptômes de la maladie. Mais comme le précise l’Assurance maladie, « ces médicaments ont des effets indésirables importants : troubles digestifs, chutes et troubles neuropsychiatriques notamment » Compte tenu de leur faible efficacité et de leur mauvaise tolérance, la Haute Autorité de santé (HAS) a de fait estimé que les soins reposent avant tout sur une prise en charge non médicamenteuse adaptée. C’est pourquoi ces médicaments jusqu’à présent utilisés ne sont plus remboursés depuis le 1er août 2018.

L’enjeu de la recherche consiste donc à mieux comprendre les mécanismes à l’origine de la maladie pour élaborer des médicaments pouvant concrètement ralentir ou traiter cette affection. « De la prévention aux nouvelles stratégies thérapeutiques, de très nombreuses pistes de recherche sont à explorer », précise ainsi l’association France Alzheimer. Si l’Etat finance lui-même de grands programmes de recherches et les industries investissent de l’argent, Thierry Lhermitte souhaite rappeler que le don privé est indispensable pour avancer dans ce domaine. « C’est un tiers du budget des chercheurs. Il est rapidement acheminé dans les laboratoires et correspond aux besoins », ajoute-t-il.

Outre les progrès médicaux en eux-mêmes, faire avancer la recherche permet aussi de limiter le coût de la prise en charge des malades sur le long terme. L’Organisation mondiale de la santé estime que les coûts économiques sociétaux globaux de la démence dans le monde ont augmenté de 604 milliards de dollars en 2010 à 818 milliards en 2015, soit plus de 1% du produit intérieur brut mondial. D’ici à 2030, ce coût devrait avoir plus que doublé pour atteindre 2 000 milliards de dollars. Outre un traitement curatif, les travaux de recherches sont donc également indispensables pour progresser dans les domaines de la réduction des risques et celui du diagnostic et ainsi limiter le coût de cette prise en charge.

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18/09/2018 Ce qu’il faut retenir du nouveau Plan santé

Le président de la République Emmanuel Macron a présenté ce matin 54 mesures destinées à réformer le système de santé d’ici 2022. 

 

Ce qu’il faut retenir du nouveau Plan santé

Combler les déserts médicaux, faciliter le recours aux urgences, réformer les études de médecine… Le Plan santé présenté ce mardi 18 septembre par le président de la République, Emmanuel Macron, débloque 400 millions d’euros supplémentaires pour l’année 2019. 

Parmi les mesures phares du plan Ma Santé 2022, on retient :

  • La création de 4000 postes d’assistants médicaux qui viendront soutenir les médecins généralistes ou spécialistes sur les tâches administratives, la préparation de la consultation, la vérification des vaccins et des dépistages, etc. Leur profil reste à définir (aide-soignant, infirmier, secrétaire médical ?). Le plan prévoit leur déploiement à l’horizon 2022. Ces assistants ne seront accordés qu’aux médecins exerçant dans un cadre collectif (une maison de santé par exemple) et qui s’engageront à recevoir davantage de patients.
  • 400 médecins généralistes salariés par des hôpitaux de proximité ou des maisons de santé vont s’installer dans des déserts médicaux
  • Pour assurer les urgences non vitales, le gouvernement encourage la création de « communautés professionnelles territoriales de santé ». Un millier devrait voir le jour d’ici 2022. Elles devront s’organiser pour assurer une « permanence des soins » jusqu’à 20 h en semaine et le samedi matin, de façon à désengorger les urgences hospitalières. Emmanuel Macron souhaite que plus aucun médecin n’exerce de façon isolée d’ici la fin de son quinquennat. 
  • La prise de rendez-vous en ligne va être systématisée. Le rappel de la consultation par SMS permet d’éviter un certain nombre de rendez-vous non honorés, estimés à 100 millions de consultations par an.
  • 500 à 600 hôpitaux de proximité vont être labellisés d’ici 2021. Ils assureront des missions polyvalentes, notamment auprès des personnes âgées, mais pas de chirurgie ni d’obstétrique. 
  • La fin du numerus clausus d’ici 2020 : ce quota définit chaque année le nombre d’étudiants admis à passer en deuxième année de médecine. Désormais, le premier cycle des études de santé correspondra à une licence commune à différentes professions. Mais pour en connaître les contours, il va falloir attendre le vote d’une loi. 
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Renforcer ses muscles et ses os grâce au tai-chi

Le tai-chi peut aider les personnes qui ont abandonné l’exercice à reprendre une activité physique. Il permet de renforcer le corps et le mental en douceur, sans abîmer les articulations ni couper le souffle. Quatre essais cliniques ont montré que cet art martial chinois a des effets positifs sur la santé osseuse.

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En regardant un groupe de personnes pratiquer du tai-chi, il peut être difficile d’imaginer que ces mouvements lents, doux et chorégraphiés puissent nous rendre plus forts, mentalement et physiquement. Pourtant, si vous n’êtes pas prêt ou si pas en mesure d’aborder l’entraînement musculaire avec des poids, des bandes de résistance ou des machines, le tai-chi est peut-être l’activité qui vous aidera. Cette discipline peut augmenter votre endurance et diminuer le risque de blessure qui accompagne les muscles et les os faibles.

Cette activité à faible impact convient aux personnes de tous âges et de la plupart des états de santé, y compris celles qui sont sédentaires depuis longtemps, sur un fauteuil roulant, ou qui détestent l’exercice. Il s’agit d’une activité douce et relaxante qui consiste à respirer profondément, mais qui ne fait pas transpirer et ne vous coupe pas le souffle.

Elle n’exerce pas de stress sur les articulations et sur les muscles, et n’est donc pas susceptible de causer des douleurs ou des blessures. Une fois la technique apprise avec l’aide d’un instructeur qualifié, c’est une activité peu coûteuse qui peut être pratiquée n’importe où, n’importe quand, qui donne des résultats positifs très rapidement.

Le tai-chi contribue à maintenir une bonne santé mentale et physique

Les études scientifiques menées à ce sujet, et citées par le New York Times, rapportent de nombreux bénéfices au niveau du maintien d’une bonne santé, un meilleur équilibre, et la prévention des chutes. Ce dernier aspect est fondamental pour les personnes âgées, particulièrement à risque. Une séance de tai-chi d’une heure, une à trois fois par semaine, diminue de 43% les risques de chute et de blessure au bout de 12 à 26 semaines de pratique.

En effet, le tai-chi combine les avantages de différents exercices comme le yoga, la musculation ou les étirements. Il renforce le bas du corps, améliore la posture, favorise la souplesse, augmente la conscience de la position du corps dans l’espace et améliore la capacité à surmonter les obstacles en marchant. Quatre essais cliniques ont montré que le tai-chi a des effets positifs sur la santé osseuse.

Enfin, les mouvements impliqués dans le tai-chi minimisent le stress sur d’éventuelles zones douloureuses et, en améliorant la circulation, favorisent le soulagement et la guérison. Petit bonus : il a été démontré que le tai-chi aide à lutter contre la dépression, l’anxiété et le stress.

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17/09/2018 Dans quelle ville vit-on le mieux en France ?

Marre des embouteillages, de la pollution, du manque de verdure… Notre confrère l’Express vient de publier son palmarès des villes où il est agréable de vivre. Découvrez-les.

Dans quelle ville vit-on le mieux en France ?
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De plus en plus de Parisiens ont envie de quitter Paris, sa vie trépidante, sa pollution, son bruit, ses embouteillages font de moins en moins rêver, même si sur le plan culturel, on ne s’ennuie jamais.

Voici, dans l’ordre, les 10 villes où la vie est très agréable.

  • Angers a une bonne qualité de l’air et de nombreux espaces naturels. Elle est également proche de l’océan.
  • Poitiers est une  ville très sécurité, jeune, et qui a une riche vie culturelle.
  • Brest est une ville très dynamique qui offre la possibilité de pratiquer de nombreuses activités aquatiques et qui possède de nombreux transports en commun qui favorisent les déplacements.
  • Limoges : son air est l’un des plus purs de France, et son offre de soins est conséquente.
  • Rennes est une ville verte fort agréable où de nombreux jardins partagés se développent.
  • Clermont-Ferrand : on y respire un air de bonne qualité et son offre médicale est excellente.
  • Dijon est une ville très sécurité avec une offre médicale de grande qualité.
  • Montpellier propose un art de vivre sous le soleil fort apprécié de tous.
  • Caen est une ville proche de la mer et où il est facile de faire du sport.
  • Strasbourg est une ville verte : 93 % de ses habitants vivant à moins de 300 mètres d’un espace vert.
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17/09/2018 Cancers du sein : une campagne pour mieux comprendre son dépistage

L’Institut national du cancer lancera à la fin du mois de septembre une campagne d’information sur le dépistage des cancers du sein. Celle-ci a pour principaux objectifs de transmettre aux femmes toutes les informations dont elles ont besoin afin de leur permettre de décider de leur participation.

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Le cancer du sein est à la fois le plus fréquent et le plus mortel chez la femme. Chaque année, 59 000 nouveaux cas sont détectés et près de 12 000 femmes en décèdent. Dès 25 ans, chaque femme qui ne présente pas de facteur de risque personnel ou familial peut commencer à en prendre soin en réalisant un examen clinique des seins tous les ans (palpation) chez le médecin généraliste, gynécologue ou la sage-femme. A partir de 50 ans et jusqu’à 74 ans, les femmes ne présentant pas de facteurs de risque autre que l’âge ni de symptômes entrent dans le cadre du dépistage « organisé », une mammographie de dépistage recommandée tous les deux ans et prise en charge par l’assurance maladie.

A l’approche du mois de sensibilisation « Octobre rose », l’Institut national du cancer (Inca) s’apprête à lancera à partir du 23 septembre une campagne d’information sur le sujet dans les médias menée en lien avec le ministère de la Santé. Son objectif consiste à donner accès aux femmes, de 50 ans et plus, aux informations dont elles ont besoin pour répondre à leurs questionnements. Cette campagne fait suite au nouveau livret d’information proposé par l’organisme depuis septembre 2017 qui s’intitule « S’informer et décider ». Outre fournir des renseignements complets, il expose clairement les bénéfices et limites du dépistage permettant à chaque femme de décider si elle souhaite le réaliser.

Le dépistage organisé en pratique

« Cette nouvelle campagne d’information nationale répond à la demande des femmes, exprimées lors de la concertation citoyenne conduite en 2015, de disposer d’une information claire, accessible et documentée pour comprendre les enjeux du dépistage des cancers du sein. », explique l’Inca. Aussi, des éléments très pratiques comme les modalités du dépistage, les examens réalisés (mammographie, palpation…), la fréquence mais aussi des points plus spécifiques comme le risque de surdiagnostic et de surtraitement seront clarifiés. « Les femmes seront également invitées à échanger sur ce sujet avec leur médecin pour les accompagner dans leur réflexion. », ajoute l’organisme.

L’objectif du dépistage est de diagnostiquer un cancer à un stade précoce, même s’il ne produit pas encore de symptômes, pour favoriser les chances de guérison. Tous les deux ans, les femmes de 50 à 74 ans reçoivent un courrier les invitant à le réaliser dans un cabinet de radiologie agréé. Si le radiologue ne détecte aucune anomalie, la mammographie est relue par un autre radiologue pour un second avis. Si une anomalie est détectée, il peut réaliser immédiatement une échographie ou prescrire d’autres examens. Selon l’Inca, « sur 1 000 femmes qui le réalisent, 7 d’entre elles auront un diagnostic de cancer du sein. Chacune de ces femmes sera alors orientée vers une équipe pluridisciplinaire. »

A un stade précoce les traitements dispensés et les séquelles sont moins lourds que lors d’une détection à un stade avancé. Et les chances de guérison se font plus importante : 99 femmes sur 100 sont toujours en vie cinq ans après un diagnostic réalisé tôt, elles ne sont que 26 sur 100 lorsque la maladie est détectée à un stade avancé. Le dépistage organisé concerne plus de 10 millions de femmes en France mais en 2017, les chiffres ont révélé seules 49,9 % d’entre elles ont répondu à l’invitation. Un taux qui se situe bien en deçà du seuil de 70 % de participation préconisé au niveau européen. A cette échelle, 25 pays mènent un programme de dépistage similaire au programme français.

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