Burkina : une trentaine d’arrestations après un vaste scandale d’excisions

Les autorités burkinabè ont mis la main sur une trentaine de personnes soupçonnées d’avoir participé à des mutilations génitales féminines sur une soixantaine de filles actuellement hospitalisées. Les victimes sont des jeunes filles dont l‘âge est compris entre 10 mois et 24 ans, a précisé ce mardi Viviane Ursule Sanou, la responsable du secrétariat permanent du Comité national de lutte contre l’excision.

L’affaire fait grand bruit depuis la semaine dernière au Burkina Faso où le scandale a éclaté dans les villes de Kaya (100 km au nord de Ouagadougou) et dans deux villes du centre-est. Deux femmes âgées d’une soixantaine d’années, accusées d’avoir pratiqué ces mutilations, ont été interpellées. Et elles risquent gros.

En effet, l’excision est une pratique interdite par la loi burkinabè depuis 1986. Le code pénal adopté cette année prévoit jusqu‘à 10 ans de prison et de lourdes amendes pour toute personne contrevenant à la loi. Malgré les avancées réalisées – notamment la baisse du taux de prévalence – certaines ONG estiment que l’Etat doit renforcer ses efforts dans la lutte contre les MGF.

Car dans certaines communautés, l’excision a encore la peau dure. Le poids de la tradition ainsi que le manque d’informations relatives aux conséquences néfastes pour la santé, font perdurer la pratique.

 

 

Source : www.africanews.com

Sierra Leone : rentrée scolaire « gratuite » mais les places sont chères

Quelque deux millions d‘élèves ont repris lundi le chemin de l‘école en Sierra Leone, premier test pour l’enseignement gratuit dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, une réforme phare du programme du président Julius Maada Bio.

Dans la cour d’une école secondaire de la capitale Freetown, la St-Joseph Convent Secondary School, des dizaines enfants d’une douzaine d’années s’alignaient en rangs en début de matinée, les garçons portant généralement une cravate sur une chemise blanche, les jeunes filles un foulard blanc couvrant la tête et les épaules.

“Je suis heureuse d‘être à l‘école parce que nous sommes ici pour apprendre”, se réjouissait l’une d’elles, Salaymatu Sall, qui a eu la chance de voir son inscription validée.

Le gouvernement avait promis pendant la campagne électorale de fournir des livres, des uniformes, des chaussures et des bus scolaires, mais ils ne paient que pour les droits d’inscription

Ce n’est pas le cas pour tous les élèves et certains parents espérant encore une place lundi matin ont dû constater que l‘école était pleine.

En larmes devant l‘école, Safiatu Sesay se disait quant à elle “très déçue” que son enfant n’ait pas été admis par manque de place.

“Nous avons refusé 30% des inscriptions parce que nous n’avons pas assez de chaises et que nous ne voulons pas dépasser le taux de 50 élèves par enseignant”, a expliqué à l’AFP la directrice d’une autre école, la Freetown Secondary School for Girls (FSSG), Florence Kuyembeh.

Le président Julius Maada Bio, élu en avril, a fait de la mise en oeuvre d’un enseignement gratuit sa principale priorité.

En août, M. Bio a annoncé que trois mois de son salaire mensuel seraient versés en faveur de ce programme, prévoyant la prise en charge par l’Etat des frais de scolarité et de fournitures.

L’ancien militaire a menacé d’amendes, voire d’emprisonnement, les parents qui n’enverraient pas leurs enfants à l‘école.

Sur le plan des incitations, pour convaincre les familles les plus pauvres d’envoyer leurs enfants à l‘école plutôt que de les faire travailler dans la rue, le gouvernement a prévu un programme de versement d’aide en espèces sous condition d’assiduité.

Fournitures et bus scolaires

Outre le manque de places, des parents regrettaient que l’ensemble des coûts de la scolarité ne soient pas couverts, contrairement aux promesses des autorités.

“Le gouvernement avait promis pendant la campagne électorale de fournir des livres, des uniformes, des chaussures et des bus scolaires, mais ils ne paient que pour les droits d’inscription”, a déploré Idrissa Kamara.

Une cinquantaine de bus de ramassage scolaire ne sont toujours pas arrivés dans le pays et, plus globalement, le financement du programme d‘éducation gratuite n’est pas encore bouclé. Pour les seuls frais de scolarité, le gouvernement a prévu un budget de près de 4,4 millions d’euros.

Le ministère des Finances avait indiqué la semaine dernière qu’il avait déjà payé les frais d’inscription d’1,1 million d’enfants, répartis dans 3.491 écoles, pour un montant de 25,1 milliards de léones (2,57 millions d’euros), et allait débourser prochainement 2,8 milliards de léones (287.000 euros) pour quelque 158.000 élèves supplémentaires dans 531 écoles.

Après le 7e Forum sur la coopération sino-africaine qui s’est tenu au début du mois à Pékin, le ministre des Finances Jacob Jusu Saffa a annoncé que les 40 millions de dollars (34,3 millions d’euros) d’aide chinoise accordés à son pays seraient consacrés à ce programme d‘éducation gratuite.

La Banque mondiale s’est déjà engagée sur la même montant pour soutenir ce programme.

La société de paris en ligne Mercury International a quant à elle promis de construire 80 classes pour un montant d’1,4 million de dollars (1,2 millions d’euros).

La moitié de la population âgée de plus de 15 ans de cette ancienne colonie britannique est analphabète, selon un rapport de l’Unesco de 2015.

L‘économie de ce pays dévasté par une guerre civile (1991-2002) qui a fait quelque 120.000 morts reste fragile après les chocs de l‘épidémie d’Ebola en 2014-2016 et de la chute des cours mondiaux des matières premières.

>>> LIRE AUSSI : L‘éducation désormais gratuite en Sierra Leone

AFP

 

 

Source : www.africanews.com

Crise anglophone : un gendarme décapité, Amnesty appelle Yaoundé à rétablir la paix

Deux vidéos montrant des séparatistes anglophones ayant décapité un gendarme camerounais ont été authentifiées par l’ONG Amnesty international, qui a dénoncé mardi dans un communiqué l’escalade de la violence en zone anglophone du Cameroun.

Selon les experts médico-légaux d’Amnesty, le gendarme avait des contusions à la tête, posées sur un tissu blanc imbibé de sang avec ce qui pourrait être ses organes génitaux à proximité, détaille l’ONG de défense des droits de l’homme qui dit avoir authentifié deux vidéos reçues à la fin de la semaine dernière.

Dans une première vidéo, une personne s’identifie comme membre du groupe des séparatistes armés “Ambazonia Liberation Forces” avant que la même vidéo ne montre la tête décapitée du gendarme, indique Amnesty.

Dans la deuxième vidéo, qui serait la suite de la première, on peut entendre une voix affirmant que les séparatistes avaient pris le fusil du gendarme.

L’ONG dit ne pas être encore en mesure de confirmer l’endroit exact où les vidéos ont été tournées, mais estime qu’il s’agirait de la région de Belo (Nord-Ouest), gravement touchée par la crise qui secoue les deux régions anglophones depuis 2016.

Elle s’inquiète toutefois de la tournure que prend cette crise, à quelques jours de la présidentielle camerounaise. “La situation dans les régions anglophones du Cameroun devient de plus en plus désespérée, personne n’est épargné par la violence, qui devient incontrôlable”, a déclaré Samira Daoud, directrice régionale adjointe de l’ONG en Afrique de l’Ouest et centrale.

>>> LIRE AUSSI : Cameroun : une école attaquée en région anglophone, au moins 20 blessés

Les élections comme catalyseur

Cette dernière a appelé le gouvernement à agir immédiatement pour rétablir la paix. “Avec les élections à venir, nous avons des raisons de craindre une nouvelle recrudescence de la violence. Nous pourrions bien assister à une augmentation du nombre d’incidents liés à la sécurité et à une activité accrue des séparatistes armés menaçant de perturber à tout prix le processus électoral dans les régions anglophones”.

En deux ans, plus de 160 membres des forces de sécurité ont été exécutés par des séparatistes armés, a dénombré Amnesty, qui ajoute que ce nombre est largement sous-évalué. Le nombre de séparatistes tués reste inconnu.

Depuis début 2018, environ 400 civils ont été tués par les forces de sécurité ou par les séparatistes armés selon l’ONG qui a dénombré plus de 260 “incidents sécuritaires” (affrontements, enlèvements, homicides, destructions de maisons).

La rentrée scolaire a été marquée par une augmentation des exactions comme l’enlèvement à Bafut (Nord-Ouest) le 3 septembre par des hommes armés de sept élèves et d’un chef d‘établissement. Les otages ont été relâchés mais le directeur a été torturé et grièvement blessé en captivité.

Amnesty, qui dénonce une escalade des violences, appelle les autorités camerounaises à enquêter de façon “urgente” et “indépendante” sur les crimes commis par les forces de l’ordre ou par les séparatistes en zone anglophone.

>>> LIRE AUSSI : Cameroun-présidentielle : sept ans après

>>> LIRE AUSSI : Cameroun-présidentielle : ceux qui veulent emménager à Etoudi Palace

 

 

Source : www.africanews.com

[Tribune] En Côte d’Ivoire, les vieux démons de la violence verbale refont surface

Le ton monte progressivement depuis quelques semaines sur la scène politique ivoirienne. Une escalade verbale qui fait planer le spectre d’un retour des discours de haine qui ont marqué la décennie de crise militaro-politique.

Chemise verte de treillis, jeans délavé et barbe de révolutionnaire, Justin Koua, secrétaire national à la Jeunesse du Front populaire ivoirien (JFPI), est apparu offensif au meeting d’Ensemble pour la démocratie, à la Riviera Anono (commune de Cocody, à Abidjan). « Nous allons faire porter à Alassane Ouattara ses habits de deuil et le conduire à sa dernière demeure », a-t-il lancé à la foule, dans une ambiance surchauffée. Des propos particulièrement violents et – il faut le dire –  irresponsables, qui ont été salués par un tonnerre d’applaudissement, donnant le ton de la rencontre. Très vite, samedi 16 septembre, la vidéo de l’intervention de Koua a inondé les réseaux sociaux.
À peine sorti de prison, Moïse Lida Kouassi a tenu des propos aux relents ethnicistes nauséabonds
Proche d’Aboudramane Sangaré, Justin Koua, est coutumier de ce genre de saillies même si, jusque-là, il s’était abstenu de pousser si loin le bouchon de la violence verbale. En avril 2015, il a été condamné à 30 mois de prison ferme pour « discrédit sur une décision de justice », avant d’être libéré en novembre 2017. Pour ses partisans, Koua a payé là ses critiques violentes à l’encontre du pouvoir.
Autre ancien détenu, autre dérapage. À peine sorti de prison – il a été libéré le 8 août après la décision d’amnistie présidentielle -, Moïse Lida Kouassi, ex-ministre de la Défense de Laurent Gbagbo et vice-président du FPI, proche lui aussi de Sangaré, a tenu des propos aux relents ethnicistes nauséabonds.
Ce sudiste aux thèses ultra-nationalistes avait avancé qu’ « aujourd’hui, celui qui parle au nom des Dida de Lakota à l’Assemblée nationale, s’appelle Kouyaté Abdoulaye. Je trouve inadmissible que celui qui parle au nom des Abbey à l’Assemblée nationale s’appelle Adama Bictogo, que celui qui parle au nom des Agni d’Aboisso s’appelle Sylla ». Tous les noms « incriminés » sont ceux de natifs du Nord. Depuis, devant l’indignation unanime des milieux intellectuels face à ses propos, Lida a observé le silence.
>>> À LIRE – Côte d’Ivoire : qui sont les 800 « amnistiés » de Ouattara ?
Mais les dérapages verbaux ne sont pas l’apanage de l’opposition. Début septembre, Hamed Bakayoko, en pleine campagne électorale en vue des municipales à Abobo, fief du RDR et épicentre à Abidjan de la crise postélectorale en 2011, a réveillé de vieux démons, donnant l’impression d’appeler ses supporters à une forme de défiance de l’autorité des agents de l’ordre et de la sécurité.
« À partir de maintenant, si vous croisez quelqu’un qui veut vous humilier, si vous croisez  un policier ou un gendarme qui veut vous fatiguer, dites-lui attention, je suis le frère d’Hamed Bakayoko », avait-il alors lancé devant des centaines de ses partisans. Une exhortation surprenante pour celui qui a été durant six ans ministre de la Sécurité, avant d’être nommé à la Défense, en janvier 2017.
Menace voilée, mais précise
Les réelles bavures policières vers la fin des années 1990, sous Henri Konan Bédié et lors de la gouvernance de Laurent Gbagbo, ont souvent été instrumentalisées par certains politiques, dont Amadou Soumahoro, vice-président du RDR, qui rappelle souvent la « chasse aux longs boubous », en référence aux ressortissants du Nord abusivement traqués sous les pouvoirs passés.
>>> À LIRE – « Ivoirité », quand tu nous tiens
En mars 2018, au cours d’un meeting, la ministre Kandia Camara, secrétaire générale du Rassemblement des républicains (RDR) et l’ancien ministre Adama Bictogo, vice-président dudit parti, s’en sont violemment pris à Jean-Louis Billon et Maurice Kakou Guikahué, deux cadres du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI d’Henri Konan Bédié), opposés au projet de parti unifié de la mouvance présidentielle. Des menaces à peine voilées reprises six mois plus tard, par le président des jeunes du RDR.
S’adressant à d’autres jeunes de l’opposition qui comptent organiser un sit-in devant le siège de la Commission électorale indépendante (CEI), pour réclamer sa réforme, Dah Sansan a martelé : « Non, ils n’auront même pas l’occasion de descendre dans la rue. Je crois que je vous ai parlé sagement, ils n’en auront pas l’occasion ». La menace a le mérite d’être voilée, mais elle est précise.
Elle rappelle celles des ex-jeunes patriotes de Charles Blé Goudé, qui ont précédé une marche de l’opposition à Laurent Gbagbo en mars 2004, à Abidjan. Et qui avait débouché sur un massacre, en quelques heures : au moins 120 opposants tués, 20 disparus et 274 blessés, selon le chiffre officiel de l’Organisation des Nations unies (Onu).
En Côte d’Ivoire, personne n’a oublié ces moments de terreur répétés lors de la crise postélectorale qui a causé la mort de plus de 3 000 personnes issues de tous les camps. Sauf peut-être certains politiques qui persistent à jouer avec le feu.

source:www.jeuneafrique.com

RDC : Jean-Pierre Bemba va faire appel de la peine prononcée par la CPI

Le président du Mouvement de libération du Congo (MLC) va faire appel de la peine d’un an de prison et de 300 000 euros d’amende prononcée lundi 17 septembre par la Cour pénale internationale (CPI) pour subornation de témoin, a annoncé à Jeune Afrique son avocate Melinda Taylor.

Jean-Pierre Bemba ne retournera pas en prison. Compte tenu des années qu’il a déjà passées en détention provisoire, la peine prononcée lundi 17 septembre par les juges de la Cour pénale internationale (CPI) – un an de prison et 300 000 euros d’amende – pour subornation de témoin est trop faible pour le renvoyer derrière les barreaux du centre de détention de Scheveningen.
Bemba veut l’annulation
Pour autant, le leader du Mouvement de libération du Congo (MLC) ne se satisfait pas de ce résultat : il va faire appel de cette peine, a annoncé à Jeune Afrique son avocate, Melinda Taylor. « J’ai étudié le jugement et j’y ai trouvé des erreurs », a-t-elle expliqué mardi. « Nous en avons parlé avec Jean-Pierre Bemba ce matin et il a décidé de faire appel. »
Cette peine d’un an de prison et 300 000 euros d’amende a en effet été fixée par une chambre d’instance de la CPI, dont les jugements sont susceptibles de recours. Mais au-delà d’une réduction de cette peine, la défense de l’opposant congolais espère que cette procédure pourra conduire à une annulation de sa condamnation pour subornation de témoin.
« En vertu de l’indivisibilité de la peine et de la condamnation ainsi que de l’article 81, section 2-B du Statut de Rome, la chambre d’appel aura le droit, dans le cadre de cet appel et si elle le souhaite, de réétudier la condamnation », argumente l’avocate australienne de Jean-Pierre Bemba.
Inégibilité
Cette condamnation est un enjeu particulièrement important pour Jean-Pierre Bemba, car elle oblitère, pour l’instant, ses chances de devenir un jour président de la République. Les juges de la Cour constitutionnelle congolaise se sont en effet appuyés sur cette condamnation par la CPI pour l’écarter de la course à la magistrature suprême. La loi électorale congolaise frappe en effet d’inéligibilité « les personnes condamnées par un jugement irrévocable […] de corruption ».
Or, comme il l’a rappelé dans une interview à Jeune Afrique, Jean-Pierre Bemba conteste à la fois que sa condamnation devant la CPI puisse être assimilée à une condamnation pour corruption. Mais aussi que cette condamnation soit irrévocable. C’est aussi, et peut-être surtout, ce qu’il cherche à démontrer avec l’annonce de cette nouvelle procédure.

source:www.jeuneafrique.com

Bénin : Lionel Zinsou liquide sa fondation AfricaFrance

Lionel Zinsou (Bénin – France), ancien associé-gérant de Rothschild & Cie, ancien Premier Ministre et candidat malheureux à la présidence de la République du Bénin, il reste à la tête du fonds d’investisement PAI Oartners. Au siège de PAI Partners, à Paris, le 12.09.2016. © Vincent Fournier/JA © Vincent Fournier pour JA

La fondation AfricaFrance, créée par l’ancien Premier ministre béninois, n’existe plus. Lionel Zinsou avait lancé cette fondation en 2015, avec l’ambition de réunir les acteurs publics et privés en France et en Afrique au service du développement économique.

Lionel Zinsou a bouclé la liquidation de sa fondation AfricaFrance en juillet. L’ancien Premier ministre du Bénin, qui avait créé cette structure en 2015 avec pour objectif de réunir entreprises et collectivités locales d’Afrique et de France, la coprésidait avec Bruno Mettling, PDG d’Orange Middle-East and Africa.
« La fondation ne substituera à aucune administration, aucune agence publique. Elle impliquera aussi bien le secteur public, que le privé ou les associations, et ses membres seront autant africains que français », insistait Lionel Zinsou lors de son lancement, en marge du sommet économique franco-africain organisé à Paris en février 2015.

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À lire aussi

source:www.jeuneafrique.com

Un missionnaire italien enlevé au sud-ouest du Niger

Un missionnaire italien Pier Luigi Maccalli a été enlevé à son domicile de Bamoanga, dans le sud-ouest du Niger, lundi soir par des hommes en en moto, a déclaré à l’AFP Thomas Codjovi, chargé de la communication de la mission catholique dans ce pays.

“L’enlèvement a eu lieu vers 21 heures (20H00 GMT). Selon les témoignages des habitants, les assaillants étaient environ huit et sont venus en moto. Ils ont enlevé le prêtre à son domicile situé en face de son église”, a déclaré M. Codjovi, citant des sources locales du village de Bamoanga (Bien: Bamoanga). Ce village dépend de la paroisse et la préfecture de Makalondi (125 km de Niamey, région de Tillaberi).

“Ils ont d’abord cassé (la porte de) sa maison avant de l’extraire et de partir avec lui sur une de leurs motos et ont piqué droit vers la frontière du Burkina Faso. Dix minutes après, ils sont revenus pour tirer en l’air, manifestement pour intimider les populations”, a précisé M. Codjovi. “Il y avait également des soeurs mais c’est lui seul qu’ils ont enlevé”, a-t-il ajouté.  Le prêtre italien vit depuis onze ans au Niger. 

La Société des missions africaines (SMA), dont dépend le prêtre, a confirmé l’enlèvement sur sa page Facebook soulgnant être “en contact constant avec la cellule de crise de la Farnesina (ministère italien des Affaires étrangères). Il n’y a pas de revendication de la part des auteurs de l’enlèvement pour l’instant”.

Attaques et attentats jihadistes fréquents

Le Niger, pays très pauvre, est en proie à des attaques jihadistes récurrentes notamment dans le sud-ouest proche du Mali.

En avril, un humanitaire allemand a été enlevé dans la même région de Tillaberi alors qu’un humanitaire américain a été enlevé plus au nord en octobre 2016. Selon des sources sécuritaires ces otages sont emmenés au Nord-Mali. 

Pays majoritairement musulman, le Niger compte 1 à 2% de chrétiens sur une population de 20 millions d’habitants. 

En janvier 2015 après la publication de caricatures du prohète Mahomet par Charlie Hebdo en France, de émeutes anti-chrétiennes avaient fait dix morts et causé la destruction de la plupart des églises.

>>> LIRE AUSSI : Défait au Niger, Boko Haram sème la désolation au Tchad

>>> LIRE AUSSI : Nous ne demandons pas aux forces étrangères de se battre à notre place – Mahamadou Issoufou

>>> LIRE AUSSI : Embuscade meurtrière au Niger: le Pentagone admet des erreurs

AFP

 

 

Source : www.africanews.com

À Alger, Angela Merkel évoque le rapatriement des harragas algériens

La chancelière allemande Angela Merkel a fait une courte visite à Alger le 17 septembre. Au programme : l’expulsion des Algériens en situation irrégulière et l’audience avec le président Abdelaziz Bouteflika.

Comme l’a fait le président Emmanuel Macron en visite à Alger en décembre 2017, la chancelière allemande Angela Merkel a effectué un bref séjour dans la capitale algérienne lundi 17 septembre, avant de regagner Berlin dans la soirée. Et cette fois-ci, il n’y a pas eu de couacs liés à la santé du président Abdelaziz Bouteflika, contrairement au déplacement de la chancelière à Alger prévu le lundi 20 février 2017, finalement annulé à la dernière minute en raison d’une « bronchite aiguë » dont avait été victime le chef de l’État algérien.
Deux sujets ont retenu l’attention de cette visite de la chancelière en Algérie, dont la dernière remontait à juillet 2008 : l’immigration et l’audience avec Bouteflika. L’Allemagne est en effet le quatrième pays fournisseur de l’Algérie avec 3,2 milliards de dollars par an.
Angela Merkel est notamment partie en Algérie pour régler le problème des Algériens en situation irrégulière. Sur ce chapitre, elle a obtenu satisfaction. Le gouvernement algérien a accepté de rapatrier ses ressortissants, uniquement selon certaines conditions.
>>> À LIRE – Le gouvernement allemand veut durcir sa politique d’asile à l’égard des Maghrébins
« Il y a un certain nombre de règles sur lesquelles nous sommes en parfait accord avec les autorités allemandes, a expliqué Ahmed Ouyahia, le Premier ministre algérien, en conférence de presse conjointe. Premièrement, il faut une identification pour savoir s’il s’agit d’Algériens. Nous le faisons très bien. Nous allons le faire à l’avenir d’une manière plus efficace puisque chez nous le fichier de l’identité est informatisé et les empreintes digitales sont numérisées. Cela va nous permettre d’aller plus vite. Deuxièmement, il y a au moins 700 laissez-passer auprès de nos missions consulaires en Allemagne qui attendent les concernés pour en bénéficier et revenir. »
Demandes rejetées
Quelque 40 000 Algériens vivent légalement en Allemagne. Le nombre de ceux qui y sont entrés illégalement varient selon les sources. La presse allemande évoque le chiffre de 7 500 demandeurs d’asile en provenance d’Algérie. Selon le registre central des étrangers (Ausländerzentralregister), 3 684 Algériens doivent quitter l’Allemagne suite au rejet de leur demande d’asile, et 1 500 autres sont en attente de réponse. Depuis le début de l’année 2017, 850 ressortissants ont été renvoyés en Algérie.
2 % des demandes introduites par les Algériens sont acceptées
Ce pays étant considéré comme « sûr » par l’Allemagne, les demandes des Algériens sont presque systématiquement rejetées. Seulement 2 % des demandes introduites par les Algériens sont acceptées. Les Allemands jugent que ces derniers arrivent en Allemagne pour des raisons économiques et non pour fuir les persécutions de la part des autorités algériennes.
Après avoir ouvert les vannes en 2015 en accueillant plus de 800 000 migrants, le gouvernement allemand a décidé de serrer les vis en augmentant le nombre d’expulsés en situation irrégulière. C’est d’autant vrai qu’un sondage publié en juin dernier indique que près de 90 % des Allemands veulent une accélération des expulsions d’étrangers en situation irrégulière.
L’état de santé de Bouteflika scruté
Deuxième séquence attendue de cette visite, l’audience accordée par le président algérien dans sa résidence de Zeralda, dans le littoral ouest d’Alger. C’est la première fois que Abdelaziz Bouteflika, âgé de 81 ans et lourdement handicapé par les séquelles d’un accident vasculaire cérébral en 2013, y reçoit un hôte étranger depuis le 3 avril dernier, date à laquelle il s’était entretenu avec l’ex-Premier ministre espagnol.
Assis à côté de Merkel, Bouteflika était presque immobile et peinait à trouver ses mots
Comme de coutume, rien n’a filtré de cette audience à laquelle les journalistes ont été interdits d’accès. Les rares images diffusées sous contrôle de la télévision d’État algérien ont montré que l’état de santé du président ne s’est pas amélioré en dépit des déclarations rassurantes des responsables algériens. Assis à côté de Merkel, Bouteflika était presque immobile et peinait à trouver ses mots.
L’état de santé de Bouteflika, qui a séjourné du 27 août au 1er septembre dans un hôpital suisse pour des « examens médicaux périodiques », est scruté avec attention, aussi bien par ses compatriotes que par les partenaires étrangers tant il revêt une importance capitale pour l’avenir de l’Algérie.
Bien qu’il ne se soit pas encore prononcé sur son avenir politique et ne le fera sans doute pas avant le début de l’année prochaine, tout porte à croire qu’il sera candidat à un cinquième mandat lors de la présidentielle de 2019. En tout cas, ses soutiens politiques comme le Front de libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND), le syndicat UGTA ou encore le patronat réuni autour du Forum des chefs d’entreprise (FCE), le sollicitent avec insistance.
L’Allemagne demande des assurances en cas de nouveau mandat
Va-t-il succéder à lui-même en dépit de son âge avancé et d’une santé très fragile ? Ce qui était valable lors du quatrième mandat en 2014 pourrait l’être encore pour le cinquième.
Si Bouteflika est fidèle à sa réputation d’homme imprévisible, la chancelière allemande serait porteuse d’un message de l’Union européenne. Selon des indiscrétions à Alger, Angela Merkel aurait demandé des assurances sur la stabilité du pays même en cas d’un cinquième mandat de Bouteflika.

source:www.jeuneafrique.com

Angela Merkel à Alger : comment rapatrier d’Allemagne 5 000 harragas algériens

La chancelière allemande Angela Merkel a fait une courte visite à Alger le 17 septembre. Au programme : l’expulsion des Algériens en situation irrégulière et l’audience avec le président Abdelaziz Bouteflika.

Comme l’a fait le président Emmanuel Macron en visite à Alger en décembre 2017, la chancelière allemande Angela Merkel a effectué un bref séjour dans la capitale algérienne lundi 17 septembre, avant de regagner Berlin dans la soirée. Et cette fois-ci, il n’y a pas eu de couacs liés à la santé du président Abdelaziz Bouteflika, contrairement au déplacement de la chancelière à Alger prévu le lundi 20 février 2017, finalement annulé à la dernière minute en raison d’une « bronchite aiguë » dont avait été victime le chef de l’État algérien.
Deux sujets ont retenu l’attention de cette visite de la chancelière en Algérie, dont la dernière remontait à juillet 2008 : l’immigration et l’audience avec Bouteflika. L’Allemagne est en effet le quatrième pays fournisseur de l’Algérie avec 3,2 milliards de dollars par an.
Angela Merkel est notamment partie en Algérie pour régler le problème des Algériens en situation irrégulière. Sur ce chapitre, elle a obtenu satisfaction. Le gouvernement algérien a accepté de rapatrier ses ressortissants, uniquement selon certaines conditions.
>>> À LIRE – Le gouvernement allemand veut durcir sa politique d’asile à l’égard des Maghrébins
« Il y a un certain nombre de règles sur lesquelles nous sommes en parfait accord avec les autorités allemandes, a expliqué Ahmed Ouyahia, le Premier ministre algérien, en conférence de presse conjointe. Premièrement, il faut une identification pour savoir s’il s’agit d’Algériens. Nous le faisons très bien. Nous allons le faire à l’avenir d’une manière plus efficace puisque chez nous le fichier de l’identité est informatisé et les empreintes digitales sont numérisées. Cela va nous permettre d’aller plus vite. Deuxièmement, il y a au moins 700 laissez-passer auprès de nos missions consulaires en Allemagne qui attendent les concernés pour en bénéficier et revenir. »
Demandes rejetées
Quelque 40 000 Algériens vivent légalement en Allemagne. Le nombre de ceux qui y sont entrés illégalement varient selon les sources. La presse allemande évoque le chiffre de 7 500 demandeurs d’asile en provenance d’Algérie. Selon le registre central des étrangers (Ausländerzentralregister), 3 684 Algériens doivent quitter l’Allemagne suite au rejet de leur demande d’asile, et 1 500 autres sont en attente de réponse. Depuis le début de l’année 2017, 850 ressortissants ont été renvoyés en Algérie.
2 % des demandes introduites par les Algériens sont acceptées
Ce pays étant considéré comme « sûr » par l’Allemagne, les demandes des Algériens sont presque systématiquement rejetées. Seulement 2 % des demandes introduites par les Algériens sont acceptées. Les Allemands jugent que ces derniers arrivent en Allemagne pour des raisons économiques et non pour fuir les persécutions de la part des autorités algériennes.
Après avoir ouvert les vannes en 2015 en accueillant plus de 800 000 migrants, le gouvernement allemand a décidé de serrer les vis en augmentant le nombre d’expulsés en situation irrégulière. C’est d’autant vrai qu’un sondage publié en juin dernier indique que près de 90 % des Allemands veulent une accélération des expulsions d’étrangers en situation irrégulière.
L’état de santé de Bouteflika scruté
Deuxième séquence attendue de cette visite, l’audience accordée par le président algérien dans sa résidence de Zeralda, dans le littoral ouest d’Alger. C’est la première fois que Abdelaziz Bouteflika, âgé de 81 ans et lourdement handicapé par les séquelles d’un accident vasculaire cérébral en 2013, y reçoit un hôte étranger depuis le 3 avril dernier, date à laquelle il s’était entretenu avec l’ex-Premier ministre espagnol.
Assis à côté de Merkel, Bouteflika était presque immobile et peinait à trouver ses mots
Comme de coutume, rien n’a filtré de cette audience à laquelle les journalistes ont été interdits d’accès. Les rares images diffusées sous contrôle de la télévision d’État algérien ont montré que l’état de santé du président ne s’est pas amélioré en dépit des déclarations rassurantes des responsables algériens. Assis à côté de Merkel, Bouteflika était presque immobile et peinait à trouver ses mots.
L’état de santé de Bouteflika, qui a séjourné du 27 août au 1er septembre dans un hôpital suisse pour des « examens médicaux périodiques », est scruté avec attention, aussi bien par ses compatriotes que par les partenaires étrangers tant il revêt une importance capitale pour l’avenir de l’Algérie.
Bien qu’il ne se soit pas encore prononcé sur son avenir politique et ne le fera sans doute pas avant le début de l’année prochaine, tout porte à croire qu’il sera candidat à un cinquième mandat lors de la présidentielle de 2019. En tout cas, ses soutiens politiques comme le Front de libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND), le syndicat UGTA ou encore le patronat réuni autour du Forum des chefs d’entreprise (FCE), le sollicitent avec insistance.
L’Allemagne demande des assurances en cas de nouveau mandat
Va-t-il succéder à lui-même en dépit de son âge avancé et d’une santé très fragile ? Ce qui était valable lors du quatrième mandat en 2014 pourrait l’être encore pour le cinquième.
Si Bouteflika est fidèle à sa réputation d’homme imprévisible, la chancelière allemande serait porteuse d’un message de l’Union européenne. Selon des indiscrétions à Alger, Angela Merkel aurait demandé des assurances sur la stabilité du pays même en cas d’un cinquième mandat de Bouteflika.

source:www.jeuneafrique.com