Gambie : chasse aux sorcières au sein du parti de Yahya Jammeh après sa conversation téléphonique

L’ancien parti au pouvoir en Gambie a annoncé mardi “enquêter” sur la manière dont une conversation téléphonique entre plusieurs de ses responsables et l’ex-président Yahya Jammeh a fuité le week-end dernier sur les réseaux sociaux.

M. Jammeh, au pouvoir pendant 22 ans, ne s’est pas exprimé publiquement depuis son départ pour un exil doré en Guinée Équatoriale en janvier 2017.

Dans un enregistrement de 10 minutes extrait d’une conversation avec Yankuba Colley, un dirigeant de son parti APRC, on peut l’entendre dire : “Ce que je souhaite pour la Gambie se réalisera. J’ai déjà affirmé que les Gambiens ne sauront pas réellement qui je suis jusqu‘à ce que je quitte le pays”.

“Nous sommes en train d’enquêter sur la manière dont cet enregistrement a fuité”, a déclaré mardi le porte-parole de l’APRC, Dodou Jah.

Selon lui, des membres de l’ex-parti au pouvoir déplorent la diffusion de cette conversation datant de la fin juin, tandis que d’autres espèrent qu’elle mettra fin à des rumeurs indiquant que l’ancien président avait été victime d’une attaque cérébrale.

Jammeh se porte comme un charme

“L’enregistrement démontre que Jammeh est en bonne santé puisqu’on l’entend rire et plaisanter avec des membres de la direction de l’APRC”, a estimé le porte-parole.

Ancien militaire, Yahya Jammeh est parvenu au pouvoir par un putsch sans effusion de sang en 1994 dans cette ex-colonie britannique enclavée dans le Sénégal, à l’exception d’une étroite façade côtière.

Yahya Jammeh, dont les 22 ans au pouvoir ont été marqués par de nombreuses violations des droits humains, a perdu l‘élection présidentielle de décembre 2016 face à Adama Barrow, candidat de l’opposition.

Il a fini par quitter son pays en janvier 2017 pour la Guinée équatoriale à la suite d’une intervention militaire de la Cédéao, au terme d’une crise à rebondissements, provoquée par son refus de céder le pouvoir.

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AFP

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Tunisie : arrestation de Tarek Haddad, porte-parole de la coordination du sit-in d’El-Kamour

Dans la soirée du 17 juillet, Tarek Haddad, porte-parole de la coordination du sit-in d’El-Kamour, a été arrêté par une troupe sécuritaire. Il faisait l’objet d’un avis de recherche dont les motivations restent inconnues.

L’arrestation du leader des mouvements contestataires d’El-Kamour fait craindre un regain de tension dans la région de Tataouine. Depuis 2017, des protestataires y ont enclenché un bras de fer avec le gouvernement en empêchant, lors d’un sit-in de près de trois mois, l’accès au site pétrolier d’El-Kamour et en bloquant sa production allant jusqu’à fermer une vanne.
La colère des habitants de la région ne fléchit pas, au contraire. Elle est alimentée par les promesses non tenues du gouvernement de Youssef Chahed. « L’accord d’El-Kamour – signé en juin 2017 par Imed Hammami [alors ministre de l’Emploi], actuellement en poste à la Santé, n’a été que très partiellement appliqué », expliquait en juin 2018 un des sit-ineurs.
Il garantissait le recrutement de 1 400 jeunes dans les sociétés pétrolières mères, le versement de la somme de 80 millions de dinars au profit de la caisse régionale de développement, le recrutement de 500 jeunes dans les sociétés de sauvegarde de l’environnement, la formation de 500 jeunes dans le domaine du pétrole, avec une prime mensuelle de 500 dinars pendant cette formation et l’octroi de 70 % des emplois dans les compagnies pétrolières aux jeunes de la région.
Multiplication des rassemblements
Malgré les assurances données par le gouvernement et les déclarations de Imed Hammami qui assurait, en mars 2018, que « les principales mesures mises en œuvre en 2018 concernent les recrutements dans les sociétés d’environnement et de jardinage et l’activation du fonds de développement et de l’investissement en faveur de Tataouine, dont l’enveloppe est de 80 millions de dinars », il semble que la population locale n’en ait pas encore vu les effets.
Depuis juin, la tension est palpable, les rassemblements se multiplient et la seule réaction des autorités semble avoir été d’opérer à des arrestations. « Ils ne peuvent pas mettre en cage toute une région, surtout quand elle a faim et soif », assure Yacine, un chômeur de Tataouine contacté par téléphone.
Un regain des troubles et un durcissement de ton qui risquent de mettre à mal Youssef Chahed, pris, par ailleurs, dans une tourmente politique. La rentrée sociale en Tunisie s’annonçait agitée mais El-Kamour risque de mettre le feu aux poudres plus tôt que prévu.

source:www.jeuneafrique.com

Ce Mali qui a rendez-vous avec les urnes

Le premier tour de la quatrième élection présidentielle aura lieu le 29 juillet prochain au Mali. Un pays chargé d’une histoire aussi bien pittoresque que douloureuse. Carte de visite.

Ce sera la cinquième élection présidentielle depuis l’extinction du régime monopartite de Moussa Traoré en 1992. La deuxième après le Coup d‘État Amadou Haya Sanogo qui a gouverné de mars à avril 2012.

Si des observateurs saluent souvent des avancées démocratiques du Mali, le pays reste marqué par de longues années de dictature. Notamment celle de Modibo Keïta (1960-1969) puis celle du général Moussa Traoré (1969-1991). Les 24 candidats à cette présidentielle dont le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta ont plusieurs défis à relever parmi lesquels la restauration de l’autorité de l’Etat dans de nombreuses zones dont le nord, l’inversement de la courbe du chômage et la redynamisation de l‘économie.

Situation géographique

D’une superficie de plus de 1,24 million de km², le Mali est aussi vaste que l’Angola. Il est limité au nord par l’Algérie, à l’ouest par la Mauritanie et le Sénégal, au sud par la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Burkina et à l’est par le Niger.

Données culturelles et sportives

Le pays est d’une richesse culturelle très prononcée. En témoignent de nombreuses ethnies dont les Bambaras, les Bobos, les Bozos, les Dogons, les Malinkés et les Minianka. Le Mali, c’est aussi ces acteurs culturels dont les noms sont entrés dans le Panthéon de l’immortalité. C’est le cas des écrivains tels que Seydou Badian Kouyaté et Amadou Hampâté Bâ. Le cas aussi des musiciens comme Salif Keïta. Un autre Salif Keïta s‘était illustré dans le domaine footballistique dans les années 1970 en atteignant la finale de la CAN 1972 perdue 2 – 3 face au Congo.

Sur le plan éducatif

Le système éducatif malien est constitué de l’enseignement préscolaire, de l’enseignement primaire ou fondamental, de l’enseignement secondaire et de l’enseignement supérieur. Mais, l‘éducation semble évoluer en dents de scie. Des chiffres du Partenariat mondial pour l‘éducation font état d’un taux de scolarisation en baisse progressive ces dernières années. Le taux brut de scolarisation en primaire par exemple est passé de 92 % à 83,5 %, tandis que le taux d’achèvement a diminué de 62 % à 59 % entre 2011 et 2013. Des politiques dont le Programme intérimaire de relance du secteur de l‘éducation et de la formation professionnelle (PIRSEF) sont en cours d’exécution afin de booster le secteur.

Économie

Bien que dominée par le secteur primaire et en proie à des difficultés naturelles dont la sécheresse, l‘économie malienne d’une bonne santé en raison du taux de croissance économique qui oscille entre 5 et 6 % ces cinq dernières années. Mais, une croissance qui, à l’image de celles de beaucoup de pays d’Afrique n’est pas inclusive. Ainsi qu’en témoignent des indices comme 20 % du taux de chômage, un indice de développement humain (IDH) occupant le 181è rang au niveau planétaire.

Les défis s’annoncent donc aussi bien nombreux qu’importants pour le futur locataire du confortable Palais présidentiel de Koulouba.

Les informations générales sur le Mali

Superficie : 1 241 238 km2
Capitale : Bamako
Population : 17, 86 millions (2017)
Langue officielle : français
Nom des habitants : Maliens
Monnaie : France CFA
Drapeau : vert, jaune et blan (3 bandes verticales)
Réligion : musulmans 90%, chrétiens 10%, chrétiens et animistes
Fête nationale : 22 septembre
Chef de l‘État actuel : Ibrahim Boubacar Keïta
Nature de l‘État : république
Adoption de la Constitution : 12 janvier 1992
Entrée en vigueur de la Constitution : 25 février 1992

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Source : www.africanews.com

Hommage : Nelson Mandela, le dernier héros transnational

Ce 18 juillet, Nelson Mandela aurait eu 100 ans. Dans cette tribune, David Gakunzi rend hommage au « dernier héros transnational de notre époque post-héroïque ».

Le nom est l’aîné du corps, dit la sagesse xhosa. Le nouveau-né de la maison royale des Thembus, en ce 18 juillet 1918, portera le nom de Nelson Rolihlahla Mandela. Son nom le prédestine : le jeune Mandela sera celui qui tire la branche de l’arbre. Celui qui, porteur de conscience, ose la défiance.
L’époque est irrespirable, étouffante, viciée par les mises à part. L’apartheid, le fil de fer barbelé séparant les couleurs au nom de la pureté du sang, est la loi du jour. Silex et phénix, la peau en offrande pour la liberté de tous, Nelson Rolihlahla Mandela sera le bouclier levé contre le maléfice de la séparation des sangs. Et qu’il le paiera cher…
Souffrance et supplice. Vingt-sept ans derrière les barreaux à endurer chaque jour l’enfer coagulé de la solitude. À chaque lever du jour, à Robben Island, forteresse glaciale qui porte dans ses murs le désespoir absolu, trouver la force

source:www.jeuneafrique.com

Gambie : chasse aux sorcières au sein du parti de Yahya Jammeh

L’ancien parti au pouvoir en Gambie a annoncé mardi “enquêter” sur la manière dont une conversation téléphonique entre plusieurs de ses responsables et l’ex-président Yahya Jammeh a fuité le week-end dernier sur les réseaux sociaux.

M. Jammeh, au pouvoir pendant 22 ans, ne s’est pas exprimé publiquement depuis son départ pour un exil doré en Guinée Équatoriale en janvier 2017.

Dans un enregistrement de 10 minutes extrait d’une conversation avec Yankuba Colley, un dirigeant de son parti APRC, on peut l’entendre dire : “Ce que je souhaite pour la Gambie se réalisera. J’ai déjà affirmé que les Gambiens ne sauront pas réellement qui je suis jusqu‘à ce que je quitte le pays”.

“Nous sommes en train d’enquêter sur la manière dont cet enregistrement a fuité”, a déclaré mardi le porte-parole de l’APRC, Dodou Jah.

Selon lui, des membres de l’ex-parti au pouvoir déplorent la diffusion de cette conversation datant de la fin juin, tandis que d’autres espèrent qu’elle mettra fin à des rumeurs indiquant que l’ancien président avait été victime d’une attaque cérébrale.

Jammeh se porte comme un charme

“L’enregistrement démontre que Jammeh est en bonne santé puisqu’on l’entend rire et plaisanter avec des membres de la direction de l’APRC”, a estimé le porte-parole.

Ancien militaire, Yahya Jammeh est parvenu au pouvoir par un putsch sans effusion de sang en 1994 dans cette ex-colonie britannique enclavée dans le Sénégal, à l’exception d’une étroite façade côtière.

Yahya Jammeh, dont les 22 ans au pouvoir ont été marqués par de nombreuses violations des droits humains, a perdu l‘élection présidentielle de décembre 2016 face à Adama Barrow, candidat de l’opposition.

Il a fini par quitter son pays en janvier 2017 pour la Guinée équatoriale à la suite d’une intervention militaire de la Cédéao, au terme d’une crise à rebondissements, provoquée par son refus de céder le pouvoir.

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AFP

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Guinée équatoriale : un opposant demande le départ du gouvernement en plein dialogue

Un dirigeant de l’opposition en Guinée équatoriale a réclamé, mardi, en plein “dialogue national” à Malabo, la démission du gouvernement qui n’a pas respecté la promesse du président Teodoro Obiang Nguema de libérer les prisonniers politiques.

“Ce gouvernement est incapable d’appliquer et de respecter les lois, il doit démissionner”, a déclaré au deuxième jour du “dialogue national” Andres Esono Ondo, secrétaire général de Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), deuxième parti d’opposition de Guinée équatoriale.

Il a noté que “treize jours après” un décret présidentiel du 4 juillet portant sur une amnistie totale des prisonniers politiques, “aucun n’a été libéré”.

“Le gouvernement est parfaitement légitime”, a rétorqué Eugenio Nze Obiang, ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement. “Et ce n’est pas à ce forum (du dialogue national) que sa continuité doit être questionnée”.

M. Nze Obiang a ensuite assuré à l’AFP que “le gouvernement a instruit au parquet (…) qu’il appelle les personnalités judiciaires indiquées pour libérer les bénéficiaires de cette amnistie”.

A la surprise générale, le président avait décrété, le 4 juillet, avant l’ouverture du “dialogue politique”, une “amnistie totale” en faveur de tous les prisonniers politiques et de tous les opposants condamnés ou interdits d’activité.

Cette amnistie était l’une des principales conditions posées par l’opposition de l’intérieur et de la diaspora pour prendre part à ce dialogue national.

En 2014, le pouvoir avait également annoncé une amnistie mais tous les prisonniers n’avaient pas été libérés, selon Amnesty International.

D’autres oppposants absents

Lundi, un “dialogue national” voulu par le président Teodoro Obiang Nguema s’est ouvert à Malabo en l’absence des principaux leaders de l’opposition.

Ni Gabriel Nse Obiang, chef du principal parti d’opposition, Citoyens pour l’innovation (CI) dissous en février, ni Severo Moto Nsa, chef d’un gouvernement en exil, n‘étaient présents.

“Ce dialogue ne doit pas seulement nous servir pour voir d’où on vient, mais aussi de regarder vers où on va”, avait déclaré le président Obiang Nguema en ouvrant les travaux de ce dialogue qui doit s’achever vendredi.

Lors du dialogue doivent être abordés “des sujets tels que la démocratie, les droits de l’homme”, selon le ministre de l’Intérieur, Clemente Engonga Nguema Onguene.

Les ONG et la communauté internationale ne cessent de s’inquiéter du non-respect des droits de l’homme dans ce pays d’Afrique centrale, malgré les démentis des autorités.

L’opposition dénonce régulièrement les exactions dont sont victimes ses militants emprisonnés. CI a récemment dénoncé, pour la deuxième fois en 2018, le décès d’un de ses militants “des suites de tortures”.

AFP

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Madagascar: le Premier ministre répond aux contestations syndicales

A Madagascar, le Premier ministre Christian Ntsay répond aux contestations syndicales. Depuis près de trois mois, de nombreux fonctionnaires sont en grève. C’est le cas notamment des enseignants, des employés du ministère des Postes ou encore des douaniers. Mardi après-midi 17 juillet, dans un long communiqué publié sur sa page Facebook, le chef du gouvernement appelle au dialogue, et ce en vue d’aller dans le calme vers l’élection présidentielle le 7 novembre.

« Une priorité absolue »,  c’est ainsi que Christian Ntsay qualifie la résolution des revendications syndicales. C’est d’abord aux enseignants des établissements publics en grève depuis près de trois mois que le chef du gouvernement s’est adressé.
Avec les 40 millions d’euros débloqués pour répondre à leurs requêtes, c’est « un effort considérable qui a été consenti », indique la primature. Le Premier ministre liste point par point les propositions de son gouvernement aux enseignants. Parmi elles, l’attribution d’une indemnité spéciale de 25 000 ariary par mois, environ 6 euros, à partir d’octobre. Les professeurs réclament 100 000 ariary, soit 25 euros. Une somme qui ne sera accordée qu’en 2020.
Contactés, les syndicats des enseignants disent refuser les propositions du gouvernement. Ces derniers estiment être les fonctionnaires les moins bien rémunérés. « Nous voulons cette indemnité spéciale de 100 000 ariary à la fin du mois », rétorque Louise Gabrielle Rabia, membre du syndicat des enseignants de Madagascar SEMPAMA Nosy.
Se voulant consensuel, le Premier ministre dit « comprendre » les revendications des différents syndicats. « Les efforts d’apaisement doivent aussi être déployés par les membres du gouvernement » conclut-il.

 

 

source ; www.rfi.fr/

Gabon: polémique sur le règlement des salaires des fonctionnaires

Au Gabon, le gouvernement continue de dérouler ses mesures d’austérité. Ce mardi 17 juillet, les fonctionnaires ont couru dans les différents centres indiqués pour récupérer leur bon de caisse, sorte de bulletin de salaire qui leur permettra de se présenter dans leur banque respective pour percevoir leur salaire. A travers ces bons de caisse, le gouvernement veut démasquer les fonctionnaires fantômes, ceux qui perçoivent des doubles salaires et autres. Les fonctionnaires se sont bousculés aussi pour savoir si le gouvernement a mis à exécution sa décision de réduire les salaires supérieurs à 650 000 FCFA. Reportage.

Nous sommes au stade de l’amitié, 42 000 places. Ce vacarme n’est pas produit par des supporters d’un match de football, mais il s’agit des fonctionnaires des ministères de la Santé et de l’Education nationale venus chercher leur bon de caisse. « On fait dans l’improvisation. Nous sommes là depuis six heures, on ne sait pas où trouver les bons de caisse », témoigne l’un d’eux. « Rien, pas de renseignements, dit un autre. On ne peut pas rassembler autant de monde et puis ne pas communiquer. »
Vers 12 heures, les premiers fonctionnaires ont leur précieux sésame entre les mains. Beaucoup sont désagréablement surpris. « Je constate sur mon bulletin que notre prime de servitude a été supprimée alors que ça n’était pas dit dans les mesures prises au sujet des personnels hospitaliers », déplore un homme. « Ils ont beaucoup coupé, raconte un autre, ils ont enlevé ma prime de spécialité. Ce mois, je ne pourrai même pas payer mon courant, car j’ai un crédit à la banque. Il y a des gens qui sont assis à la maison, qui tous les mois ont un salaire, et les honnêtes gens, on leur coupe le salaire. » « Je me retrouve avec 400 000 francs, alors que j’en avais pratiquement 800 000. Je ne sais pas comment je vais faire », se lamente une fonctionnaire.
Dans un communiqué paru dans la presse, le ministère de la Fonction publique a prévenu que la distribution durera une semaine. Les réclamations seront reçues le 25 juillet, jour du paiement effectif des salaires.

 

 

source ; www.rfi.fr/

Naufrage de migrants en Libye : le temps des accusations et des démentis

D’après les secouristes de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms, les garde-côtes libyens ont abandonné lundi 16 juillet des migrants dont le canot pneumatique avait fait naufrage en pleine mer. Faux, ont rétorqué les garde-côtes.

Une femme encore en vie et deux cadavres sur les restes d’un canot entièrement dégonflé à environ 80 milles marins au nord-est de Tripoli. C’est la découverte que les secouristes de Proactiva Open Arms disent avoir faite ce mardi 17 juillet au large de la Libye.

Ces secouristes, de retour sur zone après des semaines d’absence, s‘étaient rendus sur les lieux après avoir entendu lundi soir des échanges radio entre un cargo panaméen et la vedette “Ras Jédir” des garde-côtes libyens à propos d’un canot en détresse.

L’ONG espagnole accuse les Libyens d’avoir récupéré les migrants qui se trouvaient à bord, mais d’avoir abandonné les deux femmes et l’enfant. Interrogés par l’AFP, les garde-côtes ont démenti, assurant que les deux opérations de secours qu’ils ont menées lundi concernaient d’autres canots.

Près de 3 jours sans manger ni boire….en mer

Sur le premier canot, 158 personnes ont été récupérées à 16 milles au large de Khoms, relativement loin de la zone où le radeau a été repéré. Le second a en revanche été secouru par la vedette “Ras Jédir” dans la nuit de lundi à mardi à 76 milles au nord de Garaboulli, très près de l’endroit où a été retrouvé le radeau.

Il y avait 165 migrants sur ce second canot, dont 34 femmes et 12 enfants, qui dérivaient depuis samedi, soit plus de 60 heures sans eau ni nourriture, ont précisé les garde-côtes, ajoutant avoir récupéré le corps sans vie d’une fillette âgée d’un mois. Dans un communiqué, les garde-côtes ont cependant rappelé leur manque de moyens, en particulier pour la surveillance et le sauvetage de nuit.

En général, ces derniers ne ramènent pas les corps des migrants retrouvés morts en mer. Ayant rarement les moyens de récupérer les personnes à l’eau, ils expliquent concentrer leurs efforts sur les vivants, et sont également confrontés au refus des autorités à Tripoli de prendre ces corps en charge à l’arrivée au port, par manque de place dans les morgues ou les cimetières.

“Ports fermés, cœurs ouverts”

Qu’elle ait été abandonnée à son sort par les Libyens ou qu’elle soit l’unique survivante d’un nouveau naufrage, la femme qui a survécu est une Camerounaise de 40 ans et s’appelle Josepha.

Selon l‘équipe médicale à bord de l’Open Arms, un des deux navires de l’ONG espagnole, elle est en hypothermie et en état de choc, mais stable. Elle a cependant besoin de soins médicaux et psychologiques “aussi vite que possible”.

L‘équipe médicale a aussi recommandé un transfert rapide des deux cadavres, le bateau n’ayant pas de chambre froide. Selon les secouristes, la femme était morte depuis des heures au moment de leur arrivée, mais l’enfant seulement depuis peu.

Mardi soir, l’Open Arms faisait route vers le nord, dans l’espoir de trouver un port pour la miraculée et les deux cadavres. Mais il comptait éviter les eaux italiennes : en mars, le navire a été placé sous séquestre pendant un mois sur des accusations d’aide à l’immigration clandestine.

Le voilier Astral, le deuxième navire de l’ONG, est en revanche resté dans la zone des secours, où le travail des ONG est fortement limité par la fermeté de l’Italie, qui refuse d’accueillir les migrants secourus, et de Malte, qui interdit les escales.

Matteo Salvini ne veut toujours pas de migrants en Italie

“Qu’ils s‘épargnent du temps et de l’argent, ils ne verront les ports italiens qu’en carte postale”, a répété mardi matin le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, le chef de file de l’extrême droite italienne.

Les photos du radeau, et en particulier de l’enfant mort, ont cependant provoqué de vives réactions en Italie. “M. Salvini, voilà ce que font les garde-côtes libyens quand ils font un sauvetage humanitaire”, s’est exclamé Erasmo Palazzotto, un député de gauche italien présent sur l’Open Arms.

Le ministre a répondu en dénonçant “les mensonges et les insultes” et en réaffirmant : “Réduire les départs et les débarquements signifie réduire le nombre de morts et réduire les bénéfices de ceux qui spéculent sur l’immigration clandestine. Je tiens bon, ports fermés et cœurs ouverts”.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement italien refuse d’accueillir des migrants sur ses terres. En juin dernier, Matteo Salvini s‘était opposé à l’accostage en Italie d’un navire ayant secouru des migrants. Une vive polémique qui en a découlé entre le président français Emmanuel Macron et le ministre italien de l’intérieur a failli mettre à rude épreuve les relations entre les deux pays.

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[Photos] Obama, promoteur des idées de Mandela à Johannesburg

Promotion de la démocratie, de l‘équité, de la tolérance,….Dans son discours prononcé ce mardi 17 juillet à l’occasion de la conférence de Nelson Mandela, l’ancien président américain a fait siennes toutes ces vertus cardinales chères que Madiba défendit tout au long de sa vie et de sa carrière politique.

Environ 15 000 personnes ont participé au stade Bidvest Wanderers à Johannesburg ce mardi 17 juillet. Pour un événement grandeur nature : la Conférence de Nelson Mandela qui s’est tenue à la veille du Mandela Day ou journée internationale Nelson Mandela.

Lui qui aurait atteint 100 ans ce 18 juillet. Mais, que la nature avait rappelé le 5 décembre 2013. Lui dont l’héritage d’une portée inestimable continue d’inspirer l’Humanité tout entière qui avait institué en 2010 cette journée.

Invité à prononcer un discours, l’ancien président américain Barack Obama a une fois de plus dénoncé certains hommes « forts » d’Afrique dont la gouvernance démocratique continue de poser problème. « Je ne suis pas alarmiste, je parle simplement des faits. Regardez autour de vous, les politiques des plus forts sont soudainement devenus ascendants, par lesquelles les élections et certains prétextes de la démocratie sont maintenus, la forme de celle-ci, mais ceux au pouvoir cherchent à saper toute institution ou norme qui donne sens à la démocratie », a déploré l’ancien locataire de la Maison Blanche.

Des attitudes et pratiques carrément aux antipodes de la méthode Mandela. Il faut donc promouvoir les vertus cardinales de Madiba. Ainsi que le recommande le thème choisi pour cette journée coïncidant avec le centenaire de sa naissance : « Renouveler l’héritage de Mandela et promouvoir la citoyenneté active dans un monde en changement ».

Réduire les inégalités

La conférence annuelle Nelson Mandela a mis l’accent sur la création de conditions permettant de réduire les écarts, de travailler à travers les lignes idéologiques et de résister à l’oppression et à l’inégalité. Voici les photos de l‘événement. Quelques photos du Mandela Day.

La conférence annuelle Nelson Mandela est l’un des programmes phares de la Fondation en l’honneur de son fondateur, Nelson Mandela. Chaque année depuis 2003, les dirigeants du monde entier profitent de cette conférence pour soulever des questions d’actualité touchant l’Afrique du Sud, l’Afrique et le reste du monde.

Pendant la majeure partie de sa vie, Nelson Mandela s’est battu pour la démocratie et l‘égalité. Sa présidence a été définie par ses efforts pour solidifier la démocratie fragile de l’Afrique du Sud, et par ses leçons sur la politique de la construction de ponts sur la politique de la division.

La conférence annuelle Nelson Mandela est une plate-forme unique pour animer le débat sur des questions sociales cruciales en Afrique du Sud et dans le monde.

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Source : www.africanews.com